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«Docteur Strange dans le multivers de la folie»: bien moins innovateur que le premier

«Docteur Strange dans le multivers de la folie»: bien moins innovateur que le premier
Capture d'écran, YouTube

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Ce Marvel de Sam Raimi ne possède pas les qualités visuelles et scénaristiques du premier opus des aventures du super héros incarné par Benedict Cumberbatch. 

Cette critique ne contient aucun divulgâcheur («spoiler»)

Un film réalisé par Sam Raimi ne peut pas être mauvais, disons-le immédiatement afin d’éviter tout malentendu. Il faut néanmoins avouer que ce «Docteur Strange dans le multivers de la folie» n’a rien de mémorable malgré tous les efforts de l’équipe.

Pour faire dans le neutre (je vous ai bel et bien promis une absence de divulgâcheurs), sachez que Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) se retrouve à explorer le multivers avec America Sanchez (Xochitl Gomez), une adolescente capable de voyager d’une réalité à l’autre, et Scarlet Witch (Elizabeth Olsen), aussi connue sous le nom de Sorcière rouge. Évidemment, on retrouve Benedict Wong en Wong, Chiwetel Ejiofor en Mordo et Rachel McAdams en Christine Palmer. Nous ne sommes donc pas en terrain inconnu.

Le scénario de Michael Waldron se situe immédiatement après les événements de «Spider-Man: sans retour» ainsi que ceux de la série «WandaVision» – avec des références à «What If...» –, mais ceux qui n’ont vu aucune de ces productions comprendront néanmoins le propos, car, au contraire de l’extraordinaire «Tout, partout, tout à la fois», le spectateur n’a pas à réfléchir outre mesure. Au royaume de Marvel, tout est désormais facile.

Oui, bien sûr, la «patte» distinctive de Sam Raimi est visible, soigneusement cantonnée à une partie spécifique du long métrage dans laquelle les imperfections du maquillage de Benedict Cumberbatch dérangent énormément. De la même manière, plusieurs «parties» du film sont consacrées à des éléments précis – Wanda et son chagrin, de l’action avec Wong, America et les références LGBTQ+, les éléments visuels de Raimi, les surprises, la relation entre Strange et Christine, etc. –, le multivers devenant l’excuse facile pour éviter de se soucier des transitions. Et le tout est à ce point structuré qu’on en vient à se dire qu’il s’agit parfois plus d’un exercice de «peinture à numéros» qu’à une œuvre de création.

Heureusement, on ne s’ennuie jamais. Malheureusement, on ne s’extasie pas. À l’inverse de «Spider-Man: sans retour», on n’a pas l’impression d’avoir droit à du recyclage de contenu (les méchants et certaines ficelles scénaristiques), mais on ne retrouve jamais l’émerveillement du tout premier «Docteur Strange» et les éléments déjantés qui en faisaient un Marvel à part. Strange n’a plus rien d’étrange et ça, c’est bien dommage. 

  • Note: 3 sur 5 
  • «Docteur Strange dans le multivers de la folie» déboule dans les cinémas dès le 6 mai. 
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