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Désinformation sur les réseaux sociaux: le défi de lutter contre les fausses nouvelles

GEN-Portrait de Michel Nguyen président de la FPJQ .
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Le reporter judiciaire Michaël Nguyen, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

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La désinformation entourant les manifestations contre les mesures sanitaires et la guerre en Ukraine démontrent à quel point l’éducation aux médias est déficiente au Québec, un problème auquel s’attaque la Fédération professionnelle des journalistes du Québec cette semaine.

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«Les gens ne savent plus quoi croire et qui croire. Ils font des choix démocratiques en se basant sur de la désinformation», affirme Michaël Nguyen, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et reporter judiciaire au Journal

Les manifestations à Ottawa de février dernier ont prouvé la virulence avec laquelle des individus rejetaient du revers de la main les médias traditionnels.

C’est pourquoi la FPJQ tient la Semaine de la presse et des médias, qui discutera de fausses nouvelles et de confiance envers les journalistes, notamment. 

«Les réseaux sociaux doivent multiplier les efforts pour contrer la désinformation et les discours de haine généralisés», note Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, aujourd’hui.

La guerre en Ukraine, qui a débuté quelques jours après les événements dans la capitale fédérale, a démontré à sa façon l’importance d’une presse libre.

«La propagande russe utilise les canaux médiatiques qui à l’époque pouvaient produire de la vraie information, mais qui ont été instrumentalisés par le pouvoir à des fins de désinformation», dit M. Nguyen.

Éducation aux médias

La FPJQ souhaite renforcer la confiance envers les médias traditionnels en apprenant aux gens la différence entre une vraie nouvelle et une fausse, notamment.

Pour ce faire, elle a récemment testé une formation aux médias dans le cadre d’un cours de philosophie collégial.

«Il faut envisager que ça entre dans le cursus scolaire. Ça fait des citoyens mieux informés, qui votent en bonne connaissance de cause et en se basant sur les bonnes prémisses», explique M. Nguyen.

«Pour une démocratie saine, il serait temps que le fédéral agisse pour contrôler les réseaux sociaux, pour mettre des balises et forcer ces entreprises à arrêter de disséminer de la fausse information. [...] Facebook, Google, Twitter, ont-ils des journalistes? Qu’est-ce qu’ils apportent à la démocratie québécoise?» poursuit-il.

En réponse, Ottawa a déposé, le mois dernier, un projet de loi visant à forcer les géants de la Toile à redistribuer une part des profits engrangés sur le dos des médias. 

  • La Semaine de la presse et des médias se poursuit jusqu’à dimanche. Des conférences, dont certaines en ligne, sont présentées gratuitement. Pour plus de détails: www.semainedelapresse.com  
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