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Jeu en ligne: Girard contre des partenariats entre Loto-Québec et le privé

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Eric Girard

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L’idée de réglementer et d’ouvrir au Québec le marché des jeux en ligne de casino et des paris sportifs, comme l’a récemment fait l’Ontario, déplaît au ministre des Finances Eric Girard qui ferme la porte à signer des partenariats avec les plateformes privées qui grugent des profits à Loto-Québec.

« Nous n’aimons pas du tout l’approche de l’Ontario », a indiqué mardi M. Girard en commission des finances publiques à l’Assemblée nationale.

Ce printemps, l’Ontario est devenu la première province canadienne à encadrer les plateformes privées de jeux en ligne afin de les rendre légales. 

Ces compagnies doivent, aujourd’hui, obtenir un permis de la commission responsable des jeux. Elles doivent également payer des frais d’inscription ainsi que verser au gouvernement une partie de leurs profits.

Pour M. Girard, il n’est pas question de signer des « partenariats avec des sites illégaux » au Québec. Il n’a pas caché son inquiétude par rapport à la multiplication, ces derniers mois, des plateformes privées de jeux en ligne.

« L’offre de jeux légale au Québec, c’est l’offre de jeu de Loto-Québec », a réitéré le ministre des Finances.

Poursuivre le combat légal

La direction de Loto-Québec est aussi préoccupée par les nombreuses publicités de ces compagnies étrangères.

« Loto-Québec vient de lancer une campagne d’information. Évidemment, nous ne sommes pas la police, mais nous avons un devoir d’information. Plusieurs Québécois sont mélangés entre ce qui est légal et ce qui est illégal », a souligné Jean-François Bergeron, président et chef de la direction.

Ces dernières années, Québec a tenté de faire interdire les sites de jeux en ligne autres que celui de Loto-Québec, sur son territoire, mais en vain. Le ministre des Finances dit vouloir continuer à mener cette bataille. 

« La stratégie légale précédente a eu un succès mitigé », a avancé M. Girard. « Oui, nous étudions des possibilités législatives alternatives », a-t-il ajouté, sans toutefois fournir plus de détails.

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