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Roberge veut limiter les tests d'admission à l’école publique

Sabrina Ouellet et Louis-Michel Langevin déplorent que leur petite Frédérique, 4 ans, ne puisse fréquenter la même école que son grand frère, située à un coin de rue de la maison familiale, l'an prochain, parce qu'elle a échoué au test d'admission.
Photo Stevens Leblanc Sabrina Ouellet et Louis-Michel Langevin déplorent que leur petite Frédérique, 4 ans, ne puisse fréquenter la même école que son grand frère, située à un coin de rue de la maison familiale, l'an prochain, parce qu'elle a échoué au test d'admission.

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, fait volte-face et veut finalement modifier la loi, après les élections, pour limiter les tests d’admission aux écoles publiques régulières dès la maternelle.  

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Le Journal rapportait récemment qu’une fillette de 4 ans ne pourrait fréquenter la même école publique que son grand frère l’an prochain, parce qu’elle avait échoué au processus d’admission. À l’école Monseigneur-Robert, à Québec, le programme d’éducation internationale est enseigné à tous les élèves triés sur le volet, alors que d’autres établissements offrent la même formation sans sélection.  

Le ministre de l’Éducation avait d’abord refusé d’intervenir pour faire cesser cette pratique, qui relève des centres de services scolaires.  

Mais Jean-François Roberge a visiblement changé d’avis ensuite. Talonné par sa vis-à-vis libérale Marwah Rizqy mercredi, durant l’étude des crédits budgétaires, il a confirmé que la loi actuelle autorisait cette pratique, tout en annonçant son intention d’y mettre fin. 

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«Je pense que c’est le genre de chose qu’il faudra ajuster, colmater avec une modification législative, vraisemblablement, peu importe qui sera dans cette chaise, au début du prochain mandat, c’est quelque chose qu’on pourrait corriger», a-t-il affirmé.  

De manière générale, il est permis d’offrir un programme particulier sélectif dans une école publique, à condition d’y offrir aussi le programme régulier, accessible à tous. Ce n’est pas le cas de l’école Monseigneur-Robert à Beauport.  

Or cet établissement fait partie de l’école de l’Harmonie, une structure administrative qui comprend aussi l’école Saint-Édouard, un autre bâtiment situé à 1,6 kilomètre où le programme régulier est offert, ce qui rend légal ce genre de pratique. 

La députée libérale Marwah Rizqy y voit un «passe-passe administratif» rendu possible grâce à une brèche dans la loi sur l’instruction publique que le ministre Roberge s’est engagé à «colmater». 

Une plus grande accessibilité

En conséquence, le ministre Roberge a annoncé son intention de mettre sur pied des mesures pour rendre plus accessibles les programmes particuliers, comme indiqué dans le dernier budget, déposé en mars. «Je pense qu’il faut lever des barrières financières», a-t-il affirmé. 

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge
Photo d'archives, Agence QMI
Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Une annonce sera faite sous peu, en partenariat avec la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, et elle visera tous les types de programmes particuliers, comme les concentrations en sport, en arts ou en sciences, a précisé le cabinet du ministre Roberge. 

Le revenu des parents ne devrait pas être un frein à l’inscription d’un élève dans ce type de programme, a ajouté le ministre.  

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