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À la défense des gens ordinaires

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Photo Adobe Stock Le mépris des gens ordinaires caractérise notre époque.

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Vous n’êtes pas membre d’une minorité à la mode ? 

Vous n’avez jamais douté d’être un homme ou une femme – honnêtement, il vous suffit de vous regarder dans le miroir pour le savoir, et vous ne comprenez pas qu’il suffit qu’un homme se dise femme pour participer aux compétitions sportives féminines ?

Vous trouvez bizarre qu’au nom de la « diversité corporelle », on vous explique qu’un homme obèse s’habillant avec des parachutes est aussi beau que Roch Voisine ou George Clooney ? 

Quand de jeunes excités jettent par terre une statue, vous ne parvenez pas à voir des militants admirables, mais vous voyez de jeunes vandales ? 

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Modes

Vous ne détestez pas les policiers et vous trouvez qu’il y a quelque chose de malsain à les croire toujours coupables de violences injustes ou de profilage racial ? 

D’ailleurs, vous trouvez qu’on abuse du terme raciste pour désigner notre société, qui ne mérite pas tant de hargne. 

Vous pensez qu’un professeur doit enseigner et qu’il y a quelque chose d’étrange, et même de malsain, à vouloir le remplacer par tous les écrans du monde ? 

Vous pensez qu’on ne s’habille pas pour aller à l’Assemblée nationale comme on s’habille pour travailler dans une cour à scrap

Vous aimez votre pays et vous ne comprenez pas exactement pourquoi les Québécois francophones devraient se réjouir à l’idée de devenir une minorité à Montréal ou dans le reste du Québec ? 

Alors vous savez que notre époque n’est pas pour vous. 

Vous l’avez compris, dès que vous ouvrez la télévision, on vous traite au choix de raciste, de xénophobe, de transphobe, de réactionnaire, d’arriéré, de fermé, de pas moderne, de passéiste, de nostalgique. 

On ne cesse de vous dire que vous n’êtes pas assez ouvert. 

En gros, vous êtes un homme ordinaire, ou une femme ordinaire.

Si vous travaillez dans les médias ou à l’université, vous avez appris à refouler ce malaise. Et pour vous faire accepter, vous faites semblant de n’en ressentir aucun et vous embrassez même le discours à la mode. Grâce à cela, votre carrière progressera. 

Si vous ne fréquentez pas ces milieux privilégiés, vous vous demandez franchement dans quel monde on vit. Vous ne passez pas vos journées à penser à tout ça, évidemment. Et puisque vous êtes bienveillant, vous essayez de vous adapter. 

Vous vous répétez qu’il faut bien vivre avec son temps. 

Mais de temps en temps, vous en avez marre. Marre de vous faire expliquer que vous êtes de trop, que vous êtes un rebut, le bois mort de l’humanité, la trace d’un monde ancien qui va périr.  

  • Écoutez la chronique de Mathieu Bock-Côté au micro de Richard Martineau tous les jours en balado ou en direct à 10h00 via l’app QUB et le site qub.ca :

Exaspération

Mais vous savez bien que quelque chose cloche. Que nous vivons dans une époque où certaines évidences de toujours sont oubliées.

Et vous vous dites qu’un jour, tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, même si vous ne savez pas quand, il faudra bien que les gens comme vous s’expriment. 

Il faudra bien que ce jour vienne. 

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