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L’avortement dans la course conservatrice

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Le débat surprise sur l’avortement dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) pourrait donner un coup de pouce à Leslyn Lewis et Jean Charest et rendre inconfortable le meneur actuel Pierre Poilievre.

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Pour Jonathan Malloy, professeur de science politique à l’Université de Carleton et expert des relations entre la politique et la religion, c’est ce dernier qui a le plus à perdre.

« Prendre une position forte pourrait jouer contre M. Poilievre. S’il est trop antiavortement, il atteindra à la réputation du parti, et s’il sort comme trop fortement pro-choix, bien des militants seront frustrés et quitteront le parti », explique M. Malloy.

Sa campagne a été la dernière des six à émettre un commentaire sur le sujet mardi, ce que n’ont pas manqué de relever d’autres candidats.

Comme Harper

Le professeur s’attend à ce que M. Poilievre adopte la position de M. Harper : celle de garder le sujet à distance le plus possible sachant qu’il n’est pas gagné pour la majorité des Canadiens. Sa campagne a clairement fait savoir que le droit à l’avortement ne serait jamais touché.

L’establishment du PCC l’a bien compris : trois candidats associés à la droite sociale, incluant l’actuel député Marc Dalton, ont été exclus de la course sans explication claire.

De l’autre côté du spectre, Jean Charest a ressorti ses habits d’ancien chef du Parti progressiste-conservateur et s’est clairement affiché pro-choix.

« Sa stratégie est de ramener au sein du parti plus de gens issus du centre ou qui ne sont pas traditionnellement conservateurs », explique le politologue.

Une source au sein de la campagne Charest affirme cependant que le candidat n’en fera pas son cheval de bataille, puisqu’étant croyant lui-même, il n’a pas l’intention de heurter les sensibilités des pro-vie du PCC et « respecte » leur point de vue.

Une candidate assumée

De l’autre côté, Mme Lewis, avocate de la région de Toronto, ne s’en cache pas.

« Je suis pro-vie. Je n’ai pas honte de le dire. La plupart de mes amis sont pro-choix. Nous n’avons pas peur de discuter de ces questions, et il y a tellement de choses sur lesquelles nous sommes d’accord », est-il écrit sur une page de son site de campagne intitulé « pas d’agenda caché ».

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