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Les Carabins ont repris le collier

l’entraîneur-chef Marco Iadeluca (MTL) lors du premier quart du match de football universitaire entre les Redbirds de McGill et des Carabins de l’Université de Montréal au Stade CEPSUM le samedi 25 septembre 2021. MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
Photo d'archives Martin Chevalier l’entraîneur-chef Marco Iadeluca (MTL) lors du premier quart du match de football universitaire entre les Redbirds de McGill et des Carabins de l’Université de Montréal au Stade CEPSUM le samedi 25 septembre 2021. MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL DE MONTRÉAL

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Pour la première fois depuis qu’il a obtenu le poste d’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Marco Iadeluca peut tenir un camp de printemps en bonne et due forme.

Il en était d’ailleurs ravi mercredi après-midi, quelques instants avant de donner le coup d’envoi de l’exercice du jour.

«Nous sommes vraiment contents de pouvoir être sur le terrain au printemps, après que cette tradition eut été mise au rencart par la COVID-19. Il y a un super enthousiasme», a clamé le pilote.

Ce camp de six jours est un moyen d’établir de bonnes bases en vue de la prochaine campagne.

«C’est la première fois qu’on se regroupe sur un terrain de foot. Nous en profitons pour établir notre éthique de travail et notre culture, a dit Iadeluca. En même temps, nous évaluons nos joueurs et leur progression. C’est aussi l’occasion d’évaluer du nouveau matériel et de faire des tests.»

Une transmission

Arrivé à l’Université de Montréal en janvier dernier, le demi défensif Jamyson Goudreau vit ses premiers moments comme membre des Carabins.

«Ce qui me frappe le plus, c’est comment les gars sont beaucoup plus sérieux au niveau universitaire. Ils prennent le footballeur à cœur. Personne n’est là juste pour mettre un gilet. Les gars sont là pour gagner et ils mettent les efforts», a indiqué le produit des Cougars du Collège Champlain-Lennoxville.

«C’est une grosse famille, a-t-il ajouté en parlant des Bleus. J’ai été très bien accueilli par les vétérans.»

Pour un joueur ayant plus d’expérience comme Nicky Farinaccio, c’est excitant de voir débarquer plusieurs nouveaux coéquipiers.

«Nous avons une cohorte de joueurs de première [année] très talentueuse. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont devenus des Carabins. C’est plaisant d’avoir de la compétition», a exprimé le secondeur.

Les vétérans jouent d’ailleurs un rôle important dans la transmission du savoir-faire chez les Carabins.

«Une culture d’équipe, ça s’installe conjointement, a affirmé Iadeluca. C’est ce que nous [les entraîneurs] enseignons à nos vétérans. Ensuite, ils prennent nos jeunes sous leur aile et leur montrent comment nous faisons les choses ici.»

Pas champion

Iadeluca a une vaste expérience dans le monde du football québécois. Ce n’est donc pas la première fois qu’il amorcera une saison dans le camp des champions en titre, même s’il s’agira d’une première à titre d’entraîneur-chef au niveau universitaire.

«La réalité, c’est que nous ne sommes pas champions, a-t-il répondu en étant questionné sur la chose. Oui, nous avons gagné la coupe Dunsmore, mais nous avons perdu notre demi-finale nationale.»

La saison 2021 des champions québécois s’est en effet conclue sur un échec contre les Huskies de Saskatchewan dans le match de la coupe Uteck.

«Quand tu ne gagnes pas ton dernier match de l’année, tu n’es pas champion, a renchéri Iadeluca. Les gars sont déçus de leur dernier match en 2021 et ils veulent bâtir sur cette expérience. Nous avons eu le temps d’en parler et de passer au travers. Maintenant, nous sommes prêts à recommencer à zéro.»

Le «Joe Cool» du Québec

Dans la NFL, l’ancien quart-arrière des 49ers de San Francisco Joe Montana a hérité du surnom «Joe Cool» en raison de son calme légendaire sur le terrain. Le quart-arrière des Carabins de l’Université de Montréal Jonathan Sénécal pourrait bien devenir le «Joe Cool» du Québec.

À sa première saison dans le circuit universitaire, il a fait preuve d’un calme spectaculaire, et ce, peu importe la situation dans laquelle il se trouvait sur le terrain. Ses brillantes performances ont grandement contribué au quatrième sacre de son équipe à la Coupe Dunsmore.

Est-il nerveux à quelques mois de son deuxième tour de piste avec les Carabins? Ce ne serait pas très «Joe Cool» de l’être.

«Je ne suis pas inquiet. Nous avons tellement de joueurs talentueux chez les Carabins. Je ne suis vraiment pas stressé en vue de la prochaine saison», a simplement répondu Sénécal, lorsque rencontré avant un entraînement du camp de printemps des siens.

Timidité

Il serait facile de confondre l’attitude du pivot avec de la nonchalance. Sénécal est plutôt en confiance et un être assez timide. C’est du moins le constat de Gabriel Cousineau.

«Jo, il n’est jamais vraiment stressé ou il ne le démontre pas. C’est vraiment un talent et il a confiance en ses moyens. Il n’est pas du genre à donner de longues réponses, même lorsqu’on l’interroge en réunion d’équipe», a indiqué l’ancien quart-arrière des Carabins, qui est aujourd’hui l’un des entraîneurs chez les Bleus.

Cousineau et Sénécal se côtoient depuis un bon moment déjà, mais c’est la première fois que le plus jeune aura le plus vieux comme entraîneur. Cousineau effectue en effet un retour chez les Carabins, après avoir quitté le groupe d’entraîneurs de l’organisation en 2019 pour vivre d’autres expériences dans le football.

«J’ai déjà une super relation avec "Gab", ça fait longtemps qu’on se connaît. C’est tellement facile avec lui», a dit Sénécal.

«Il a déjà été dans mes souliers et il sait quels sont mes défis», a ajouté le jeune homme de peu de mots.

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