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Sting enchante ses admirateurs

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« Je suis très heureux d’être ici », a lancé en français un Englishman bien à son aise à Montréal, jeudi soir. Le chanteur et bassiste Sting était de passage au Centre Bell dans le cadre de sa tournée My Songs.

Vêtu d’un chandail ajusté et de pantalons en cuir, l’ex-visage de The Police n’a visiblement pas laissé les années le rattraper. Sans étirer le suspense avec un discours ou une chanson d’introduction, il a offert une interprétation bien sentie de Message in a Bottle à un public déjà conquis. 

Au vénérable âge de 70 ans, on ne pourrait débattre de l’insatiabilité de l’Anglais pour les projecteurs et la scène. Un peu moins de trois mois après avoir vendu l’intégralité de son colossal catalogue de chansons à Universal Music, Sting n’a certainement pas besoin d’arrondir ses fins de mois avec une tournée mondiale. 

Il ne sent certainement pas non plus le besoin de faire des pieds et des mains pour impressionner ses amateurs. Misant sur une mise en scène on ne peut plus minimaliste et sur de discrets musiciens, le lauréat de 17 Grammys a présenté aux Montréalais un produit sans artifice qui correspond au nom de sa tournée : ses chansons, tout simplement. Après s’être excusé de déroger de ses grands succès quelque temps, Sting a livré quelques chansons de son dernier opus, publié en novembre dernier, The Bridge. Bien que ficelés de main de maître, ces morceaux n’auront pas marqué les esprits. 

Le Centre Bell a jailli et retrouvé son ambiance festive immédiatement après, ravi d’entendre les grands succès I Hung My Head, Fields of Gold et Brand New Day, pour ne nommer que ceux-là. Un pot-pourri reggae de So Lonely et No Woman No Cry a ensuite donné lieu à un des moments les plus forts de la soirée. 

Sting n’a peut-être plus l’entrain et l’énergie pour se déhancher et se donner corps et âme tous les soirs sur scène, mais il n’a en aucun cas l’air d’une rockstar qui en est à son dernier tour de piste, au grand bonheur de ses infatigables amateurs.

Une histoire de famille

Sting n’a fait appel à nul autre que son fils, Joe Sumner, pour assurer la première partie.

Le chanteur de 45 ans s’est présenté sur scène armé que de sa guitare acoustique et de sa voix, dont le grain n’est pas sans rappeler celle de son paternel. 

Sumner s’est toutefois attiré les éloges en s’exprimant en français et en dédicaçant sa chanson Hope à la mémoire de Guy Lafleur.

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