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Tout un duel

Tout un duel
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«Il faut cesser de se démoniser les uns les autres si on veut convaincre les Canadiens que nous sommes dignes de leur confiance.» 

Pauvre Scott Aitchison. On ne peut pas dire que les sages paroles de cet inconnu candidat à la direction du Parti conservateur ont été entendues ce soir durant le premier débat de la course. 

Les échanges, particulièrement entre Jean Charest et Pierre Poilievre, ont été d’une rare acrimonie. 

Greffe difficile

Décidément, les deux hommes ne se vouent pas une grande admiration. Poilievre a sorti toutes les attaques qu’il avait en banque, avec le ton grinçant qu’on lui connait. 

Jean Charest n’est qu’un libéral sans intégrité qui augmente les impôts, déteste les chasseurs, les camionneurs et le pétrole. Du petit-lait pour ses militants.  

À entendre la réaction de la foule, la greffe n’a pas fini de prendre entre Jean Charest et le Parti conservateur de 2022.

Il faut dire que ce débat était organisé par un réseau de conservateurs plus à droite.

Espérons que les deux débats officiels feront plus de place aux vrais enjeux que sont les affaires étrangères, l’environnement, la réconciliation. 

«C’est beaucoup de chamaillage qui n’apporte pas grand-chose, a commenté un militant. Ça excite les jeunes, mais pour ceux qui ont du blanc dans la barbe comme moi, un peu moins.»

Jean Charest a bien tenté de s’élever au-dessus de la mêlée.

Il s’est peint en homme d’État capable d’unir le parti et le pays en «mettant à la retraite les députés du Bloc Québécois». Il s’est battu avec la vigueur qu’on lui connait dans cet environnement hostile.

Respect

Pour se sortir des câbles à cause de son implication professionnelle avec le géant des télécommunications chinois Huawei, Jean Charest a offert une attaque frontale contre la loi 21. 

Je ne sais pas si ses organisateurs du Québec approuvent cette stratégie. Elle a l’avantage de reposer sur des principes.

On dit depuis le début de la course qu’elle met en jeu l’âme du parti. La violence du débat de ce soir a fait monter les enchères. Tant Jean Charest que Pierre Poilievre ont démontré qu’ils étaient prêts à se battre pour leur cause.

Pour le respect de son adversaire, on repassera.

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