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Le diesel a encore sa place

Le diesel a encore sa place

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Cette semaine, je me faisais livrer ma nouvelle camionnette. Un Chevrolet Silverado 2022 avec ce nouvel habitacle plus moderne, que je trouve personnellement fantastique.

Pourquoi un Chevrolet plutôt qu’un Ford ou un Ram? Parce qu’il me plaît, tout simplement. Parce que j’aime son comportement, son aménagement, sa mécanique, et parce que je le trouve plus efficace en remorquage que mon précédent camion Ram, qui avait cependant l’avantage d’une conduite plus inspirante.

Le Choix du diesel

Cela dit, j’ai aussi choisi le Chevrolet parce que j’adore son moteur. Un six cylindres en ligne Duramax diesel de 3,0 litres avec un couple impressionnant de 460 lb-pi, qui jumelé à une boîte automatique à 10 rapports, effectue un boulot incroyable pour une consommation moyenne d’à peine 9 L/100 km. Bref, mon choix numéro un chez les diesel, pour ce qu’il en reste. Parce qu’on le sait, Ford a récemment abandonné son V6 PowerStroke précédemment offert avec le F-150, ce qui fait aujourd’hui du Ram 1500 Ecodiesel la seule autre option pour un moteur de la sorte dans une camionnette pleine grandeur.

Commandée à la fin du mois de janvier, ma camionnette allait finalement débarquer la semaine dernière chez le concessionnaire, qui était heureux de pouvoir me la livrer relativement rapidement (en moins de trois mois). Sauf qu’avec cette hausse soudaine du coût du carburant diesel, qu’on pouvait apercevoir le week-end dernier à 2,59 $ le litre, disons qu’un doute allait momentanément s’installer dans ma tête. Aurais-je plutôt dû choisir « encore » un V8 traditionnel à essence? Où aurais-je été mieux avec un petit V6 de 2,7 litre biturbo de Ford, qui consomme nettement moins que les V8 de la compétition?

Toujours un bon choix

En vérité, j’ai rapidement réalisé que mon choix s’avère tout de même être le bon. Du moins, pour moi, selon mes besoins et désirs. Parce que nonobstant la hausse du prix du carburant, le coût de revient par 100 kilomètres demeure moindre que si j’avais choisi un gros V8, roulant à l’ordinaire. Par exemple, avec un Silverado à moteur 5,3 litres consommant entre 15 et 16 L/100 km, le coût par tranche de 100 kilomètres, à 1,95 $ le litre, oscille autour de 30 $. Avec le diesel à 2,60 $, il me faut calculer environ 24 $ pour parcourir le même trajet, en raison d’une consommation plus faible.

Certes, un petit V6 ou même le moteur à 4 cylindres du Silverado aurait pu me permettre de diminuer encore davantage la facture de carburant. Or, ces mécaniques n’ont pas les mêmes capacités de remorquage et ne sont pas non plus aussi agréables en matière de rendement que le Silverado diesel, que j’adore. Ce moteur Duramax est pour moi l’une des meilleures mécaniques actuellement disponibles, bien qu’il faille se rendre à l’évidence qu’elle vit sur du temps emprunté. Parce qu’en dépit de toutes les technologies qui s’y greffent pour diminuer les émissions polluantes, ce type de mécanique ne pourra bientôt plus exister chez nous.  

Évidemment, le coût du carburant demeure un enjeu, moi qui en consomme aussi énormément de par mon métier. La solution pour l’éviter peut être celle de l’électrique, mais si vous voulez mon avis, il faudra aussi que le gouvernement y mette du sien. Parce que bien qu’il ait grimpé un peu partout en raison de cette horrible guerre en Ukraine, on le trouve encore à très bon marché dans plusieurs États américains. C’est le cas au Texas, où je me trouvais justement cette semaine ironiquement pour assister au lancement de la camionnette F-150 Lightning de Ford, 100% électrique. On y vend le gallon d’essence à 3,79 $, soit carrément 1 $ le litre, ce qui signifie 1,27 $ avec la conversion canadienne.

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