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Réaliste, applicable et réalisable. Ce sont les mots utilisés par le brillant Marc Denis pour qualifier le rapport du Comité sur le développement du hockey au Québec, qu’il a présidé au cours des quatre derniers mois.

Sans être un expert en gestion du hockey amateur, la plupart des recommandations de l’étude me paraissent à point.

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement Legault. 

Sa ministre responsable des Sports, Isabelle Charest, s’engage à donner suite aux recommandations du plan d’action proposé par le groupe d’études.

Souhaitons-le.

Il ne faudrait pas que le rapport soit remisé sur une tablette, comme cela arrive trop souvent dans la fonction publique.

Au-delà du hockey

Il s’en trouve peut-être pour dire que ce rapport est insignifiant. Que le gouvernement a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la pratique du hockey chez nos jeunes.

Au contraire, c’est important.

Certes, on aimerait voir plus de Québécois et de Québécoises s’illustrer sur la scène du hockey. Mais ce dossier dépasse le cadre sportif.

C’est de la société de demain dont il question.

Que ce soit par le sport, la culture, les arts ou toutes autres activités contribuant au développement de l’humain. 

Tout doit être mis en œuvre pour contribuer au développement des jeunes.

Recommandations à retenir

Dix-sept intervenants du milieu du hockey québécois ont prêté leur expertise bénévolement à l’élaboration du rapport.

Parmi leurs neuf recommandations principales, certaines retiennent particulièrement mon attention.

Le patin étant la base du hockey, il est impératif que le patinage fasse partie du programme scolaire au primaire.

Proposer des mesures fiscales pour alléger le fardeau financier imputable aux coûts élevés reliés à la pratique du hockey est une nécessité.

Équiper ses enfants coûte terriblement cher.

Va aussi pour la création d’un programme national de développement pour les moins de 18 ans ; d’une direction responsable du hockey féminin ; d’un plan de sécurité pour protéger les officiels contre les abus verbaux et physiques des entraîneurs, des spectateurs et des joueurs.

L’addition d’équipes universitaires, tant chez les hommes que chez les femmes, telle que proposée, serait plus difficile à réaliser.

Ça prendrait plus de mécènes comme Jacques Tanguay, qui subventionne le programme de football de l’Université Laval.

Le Québec ne compte que sept formations universitaires masculines (Trois-Rivières, McGill et Concordia) et féminines (Montréal, McGill, Concordia et Bishop’s), sur un total de 70 au Canada.

Or, Concordia, chez les femmes, et Trois-Rivières, chez les hommes, ont remporté les championnats canadiens cette année.

Tout ça avec des moyens limités.

Il faut le faire !

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