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Ex-propriétaire de la Grande Roue: ses victimes de sextorsion lui réclament 1,6 M$

Jeff Jorgensen a déjà écopé de 30 mois de prison pour cette histoire

Grande roue de Montréal
Photo d’archives, Chantal Poirier Jeff Jorgensen était propriétaire de la Grande Roue de Montréal.

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L’ex-propriétaire de la Grande Roue de Montréal, condamné l’an dernier à une peine de 30 mois de détention pour sextorsion, n’en a pas terminé avec la justice puisque ses victimes lui réclament maintenant 1,6 million $.

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En juin 2019, après avoir mis la main sur un disque dur contenant des photos et des vidéos de deux hommes d’affaires de l’Afrique du Nord, Jeff Jorgensen les a fait chanter.

Se faisant appeler Vladimir Petrov, il exigeait la rondelette somme de 2,5 millions $, à verser en cryptomonnaie, sans quoi les images intimes seraient envoyées à leur entourage, ainsi qu’à de hauts fonctionnaires de leur pays.

Trahi par son numéro de téléphone montréalais avec lequel il communiquait, l’ex-propriétaire de la Grande Roue de Montréal a été arrêté en août 2019.

Il a été condamné, l’an dernier, au criminel à une peine de 30 mois de prison. 

Mais après avoir porté plainte à la police, ses deux victimes, membres d’une même famille, avaient aussi intenté une poursuite civile, en exigeant 800 000 $ chacun en réparation. 

Jeff Jorgensen, au palais de justice de Montréal en janvier 2021 avec ses valises en main.
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin
Jeff Jorgensen, au palais de justice de Montréal en janvier 2021 avec ses valises en main.

Dans une rare décision, un juge a récemment accepté qu’elles n’aient pas à révéler leur identité, même si elles résident sur un autre continent. 

« À l’heure de l’internet et des médias sociaux, la planète est devenue bien petite », a écrit le magistrat Serge Gaudet.

Jeff Jorgensen a porté en appel cette décision, contestant cette demande d’anonymat et de confidentialité.

À l’époque, ce dernier avait partiellement mis ses menaces à exécution, en transférant certaines images compromettantes des victimes.

« Agissement malicieux »

« En raison des agissements malicieux [de Jorgensen], [les victimes] ont vu les aspects les plus intimes de leur vie personnelle être étalés grossièrement au sein de leurs communautés sociales et professionnelles, leur causant ainsi une humiliation incommensurable et un sentiment irréparable de violation de leur intimité », peut-on lire dans la poursuite civile.

Visés par des menaces constantes pendant deux mois, les deux hommes d’affaires africains assurent avoir été plongés « dans un état de choc, de honte et de peur, qui perdure encore ». 

La diffusion aurait en effet porté « gravement atteinte » à leur réputation, selon eux.


En mars dernier, Jeff Jorgensen a pu être libéré de la maison de transition où il était assigné.

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