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Une filière québécoise qui connaît un succès bœuf

L’industrie de la viande bovine renaît pour séduire les palais des consommateurs

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Cinquante millions de dollars d’investissements en cinq ans, près de 3500 emplois, des géants de l’alimentation qui en redemandent... l’appétit grandissant pour notre bœuf fait le bonheur des éleveurs d’ici.

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« On vient d’Italie. Ça fait 22 ans que l’on a acheté la ferme au Québec », lance au Journal Giacomo Zoia, copropriétaire de la Ferme des Patriotes.

« On est Italiens, mais on est fiers d’être Québécois, et on veut que ça reste québécois », poursuit l’éleveur de quatrième génération.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, il élève plus de 850 bouvillons, mais il est prêt à agrandir si la demande continue d’exploser.

« Depuis cinq ans, on a créé une filiale. On a développé notre capacité d’approvisionnement », explique le directeur général de Bœuf Québec, Jean-Sébastien Gascon.

L’an dernier, 80 000 têtes venaient du Québec, une fraction des 2,4 millions venant de l’Ouest canadien et des 5 millions du Texas, mais tranquillement le bœuf québécois commence à s’imposer sur les tablettes des supermarchés.

« On en mange pour 1,4 milliard de dollars par année au Québec. On a réussi à aller en chercher un bon 15 millions de dollars avec Bœuf Québec. On vise le 200 millions de dollars », ajoute Jean-Sébastien Gascon.

Hausse des ventes

D’après le MAPAQ et Statistique Canada, les Québécois consomment plus de bœuf par personne (32 kg en 2020) que les Canadiens (25,6 kg en 2020).

Quelque 1534 personnes travaillent dans le bœuf de boucherie et plus de 1959 de façon indirecte dans le secteur, pour un total de 3493, selon l’association.

« Parmi les principales viandes fraîches vendues en épicerie, le bœuf a gagné des parts de vente tandis que le veau et la plupart des autres viandes en ont perdu », note un portrait du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) paru l’an dernier.

Chez Maxi, une campagne de publicité avec l’humoriste Martin Matte a fait exploser les ventes de 300 % en l’espace d’à peine un an.

Mercredi dernier, Le Journal soulignait que Walmart s’engageait à acheter plus de 45 000 kg de bœuf, une nouvelle qui a souri à l’éleveur de 26 ans Giacomo Zoia.

« De savoir que Walmart s’engage à distribuer du bœuf québécois, c’est wow », a-t-il réagi.

Bien-être des animaux

Quand on demande à Giacomo Zoia si la question du bien-être animal est importante pour lui, il répond avec « l’analogie du sac de chips sur le sofa ».

« Si les animaux sont bien, ils vont manger, ils seront performants. Comme nous, si on est bien, on est confortable, on va le finir le sac de chips », dit-il.

Il ajoute que les animaux sont abattus au Québec en bonne partie, notamment aux abattoirs de Richelieu et de Forget, et en Ontario, chez Cargill. 

« On essaye de ne pas être le plus cher ni le moins cher. On reste entre les deux. Sur chacune des coupes, ça varie d’une semaine à l’autre », ajoute Jean-Sébastien Gascon.

Ces trois dernières années, les Québécois ont consommé plus de 190 millions de kilos de bœuf, selon le MAPAQ.

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