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À quelques jours d'un vote, les élus démocrates américains défendent le droit à l'avortement

À quelques jours d'un vote, les élus démocrates américains défendent le droit à l'avortement
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Les démocrates américains ont affiché dimanche leur détermination à défendre le droit à l'avortement, menacé par la Cour suprême, lors d'un vote - principalement symbolique - cette semaine au Sénat. 

La Cour suprême a «giflé les femmes», en ne respectant pas leur habilité à choisir «le moment» pour fonder une famille, et la «taille» de cette dernière, a dénoncé la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi sur la chaîne de télévision CBS.

«Il s'agit de quelque chose de tellement sérieux, personnel, et irrespectueux envers les femmes.»

À quelques jours d'un vote, les élus démocrates américains défendent le droit à l'avortement
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Mercredi, le Sénat devrait se prononcer sur une loi fédérale garantissant le droit à l'avortement, selon le chef des démocrates à la chambre haute, Chuck Schumer.

Ce vote devrait être avant tout symbolique. La majorité des démocrates y est trop étroite pour leur permettre d'adopter un tel texte - il leur faudrait une majorité augmentée de 60 voix sur 100.

La seule autre option dont les défenseurs du droit à avorter disposent actuellement serait de modifier les règles du Sénat pour faire passer une telle loi à la majorité simple. Mais les républicains et une poignée d'élus du camp de Joe Biden s'opposent à ce scénario pour le moment.

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La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand a, malgré tout, promis de se battre afin que le droit à l'avortement reste garanti, promettant de «ne pas abandonner». «C'est le plus grand combat d'une génération.»

«Nous serions des demi-citoyennes selon cette décision. Et si cela devient une loi, cela changera les fondements de l'Amérique», a-t-elle affirmé sur CNN.

L'élue républicaine Nancy Mace, opposée à l'avortement, a elle plaidé pour une exception en cas de viol.

Expliquant avoir été elle-même violée, Nancy Mace a affirmé sur CBS que compte tenu du «traumatisme physique, émotionnel», cette décision devrait être prise par la femme concernée, «son médecin» et «Dieu».

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Si la Cour suprême venait à annuler la jurisprudence qui fonde le droit à l'avortement depuis 1973, chaque Etat serait libre d'interdire ou d'autoriser l'IVG. Une moitié d'entre eux, principalement dans le Sud et le Centre conservateur et religieux, devraient emprunter cette voie.

Le Mississippi (sud) l'interdira, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, a confirmé le gouverneur républicain Tate Reeves sur NBC.

Songeant aux prochaines étapes, ce dernier a déclaré que le «mouvement "pro-vie"», ainsi que se désignent les opposants à l'IVG, devrait désormais prouver qu'il n'est «pas seulement anti-avortement», en aidant les futures mères et les jeunes enfants.

Environ 61% des Américains pensent que l'avortement devrait être légal, selon un sondage publié par l'institut de recherches Pew cette semaine.

Mais, comme pour tant d'autres questions de société, l'écart entre démocrates et républicains est grand, et encore plus marqué qu'il y a quinze ans. Chez les premiers, 8 personnes sur 10 sont pour, presque deux fois plus que chez les seconds.

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