/news/education
Navigation

Écoles primaires: l’anglais intensif ne nuit pas au français écrit

lesson
Photo Adobe stock

Coup d'oeil sur cet article

L’anglais intensif offert à la fin du primaire dans plusieurs écoles québécoises ne nuit pas à la maîtrise du français écrit chez les élèves plus faibles, selon une toute nouvelle étude québécoise sur le sujet.

• À lire aussi: Des élèves meilleurs en anglais à la fin du secondaire

• À lire aussi: Réforme de la loi 101: Legault tente de rassurer les cégépiens anglophones

• À lire aussi: Congrès de l’Acfas: les maternelles 4 ans, pas meilleures que les CPE

Dans le réseau scolaire, 17 % des élèves de sixième année suivent le programme d’anglais intensif, qui prévoit que la moitié de l’année scolaire est consacrée à la langue de Justin Bieber. Les apprentissages en mathématiques, en français et dans les autres matières sont condensés en cinq mois plutôt que dix. 

En 2011, le gouvernement libéral avait voulu rendre ce programme obligatoire, mais il a finalement été offert sur une base volontaire après la levée de boucliers suscitée dans le réseau scolaire.

Les syndicats d’enseignants craignaient que cette formule ne nuise aux élèves plus faibles, juste avant le grand saut vers le secondaire. 

Or une étude réalisée auprès de 300 élèves de cinquième et sixième année dans plusieurs régions du Québec démontre que l’anglais intensif n’a pas d’effets négatifs sur l’apprentissage du français écrit, même chez les élèves les plus faibles, indique Olivier Dezutter, coauteur de cette recherche et professeur à l’Université de Sherbrooke. 

Élargir l’offre

Les auteurs de cette étude ont mesuré les compétences des élèves en écriture au début, au milieu et à la fin de l’année scolaire. Ils n’ont noté aucune différence dans les courbes d’apprentissage entre les élèves plus forts et plus faibles, qui progressent malgré le temps consacré à l’anglais. 

Des entrevues menées auprès des élèves ont par ailleurs démontré qu’en étant confrontés à l’apprentissage intensif de l’anglais, les jeunes développent leur capacité de réfléchir sur la langue et son fonctionnement, ce qui peut contribuer à améliorer leur maîtrise des deux langues.

L’anglais intensif est « une formule qui mériterait d’être offerte à tous, et pas seulement aux classes plus élitistes », conclut M. Dezutter. Plusieurs écoles sélectionnent les élèves admis dans les groupes d’anglais intensif, en exigeant une moyenne générale d’au moins 70 % ou 75 % pour y être admis. 

Cette étude n’a toutefois pas mesuré l’impact de l’anglais intensif sur les apprentissages dans les autres matières, reconnaît le professeur de l’Université de Sherbrooke.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.