/misc
Navigation

Trump: la peste

Trump: la peste
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Quoi? Un autre article sur Donald Trump, qui a pourtant quitté la Maison-Blanche en janvier 2021? Soyez assurés que je préférerais éviter, mais l’ancien président républicain est toujours au cœur de l’actualité et il songe à un retour pour la présidentielle 2024.

Le prétexte initial aujourd’hui est la publication du livre de l’ancien secrétaire à la Défense sous Donald Trump, Mark Esper. Dans Sacred Oath, le chef du Pentagone offre une autre perspective sur des années turbulentes.

J’ai beau avoir presque tout lu ce qui s’est écrit sur cette période sans précédent de l’histoire américaine, les révélations d’Esper sont profondément troublantes, au point de se demander pourquoi il ne s’est pas manifesté avant.

  • Écoutez l'édito de Luc Laliberté à l'émission de Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 8 h via QUB radio :

Pure folie

Au moins trois incidents révèlent à quel point le président était déjanté, déconnecté et ignorant des limites de sa fonction. À titre d’exemple, Esper rappelle que lors de manifestations qui ont éclaté après le meurtre de George Floyd, Donald Trump a interrogé son secrétaire à la Défense sur la possibilité de tirer dans les jambes des manifestants. 

À une autre occasion, le 45e président aurait également envisagé de bombarder le Mexique à l’aide de missiles de type Patriot. L’objectif? Lutter contre les narcotrafiquants en anéantissant leurs laboratoires. Que l’attaque soit menée hors des États-Unis et dans un pays souverain, un partenaire des États-Unis de surcroît, n’a pas freiné les ardeurs de l’occupant de la Maison-Blanche.

À ces deux projets fous, Esper ajoute le récit de la campagne menée pour nuire à la carrière de l’expert des questions ukrainiennes Alexander Vindman. Il s’agit de celui qui a rapporté la tentative de chantage de Donald Trump sur le président Volodymyr Zelensky. Pour le Pentagone, interférer dans le mécanisme de promotion des officiers constituait une «ligne rouge», un précédent inacceptable.

Comme c’est chaque fois le cas lorsqu’un ancien de cette administration accepte de livrer le fond de sa pensée, notre premier réflexe est souvent de se demander pourquoi diable Esper et les autres ont-ils accepté de poursuivre cette aventure folle plutôt que de quitter le navire. Chaque fois, la réponse est la même: pour éviter le pire.

Si les exemples tirés du livre d’Esper sont nouveaux, nous savions déjà que Trump est malsain et que son passage à la tête de l’exécutif ne constituait qu’un moyen supplémentaire pour promouvoir ses intérêts personnels. Il songerait maintenant à revenir en 2024.

Trump 2024?

C’est justement en songeant à la prochaine présidentielle que je me suis décidé à rédiger mon texte. Selon un sondage Morning Consult réalisé au mois de mars, le 45e président est encore immensément populaire chez les républicains d’États clés comme la Géorgie, la Caroline du Nord, l’Ohio et la Pennsylvanie. Avec en moyenne 85% de la population qui soutient le Parti républicain dans ces États, une seconde présidence Trump est toujours envisageable.

Vous pouvez entendre Mark Esper répondre aux questions de Michel Martin dans une entrevue déposée aujourd’hui dans All Things Considerered, sur le site de NPR.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.