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Étalement urbain: un discours «populiste dangereux»

Le maire de Québec critique la position de la CAQ concernant l’étalement urbain

Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que les maires devront peut-être « taper du pied » pour faire entendre leurs arguments pour la lutte aux changements climatiques et pour trouver des solutions à la crise du logement.
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que les maires devront peut-être « taper du pied » pour faire entendre leurs arguments pour la lutte aux changements climatiques et pour trouver des solutions à la crise du logement.

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Le maire de Québec a mis la table sur les demandes des municipalités pour freiner l’étalement urbain en affirmant que le gouvernement tient un discours « populiste dangereux » et utilise des arguments « fallacieux » sur la question.

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À l’aube du plus grand rassemblement des villes québécoises, Bruno Marchand s’est fait le porte-parole des délégués qui se réunissent ces jours-ci à Québec pour les Assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Selon lui, les préoccupations portées par les villes sur la lutte aux changements climatiques et sur le logement sont partagées par les citoyens. 

Visant « certains ministres », dont celui des Transports, François Bonnardel, il a souligné que, selon lui, le gouvernement ne comprend pas bien la problématique de l’étalement urbain. 

« vraiment dangereux »

« Quand on nous dit que [la densification] est une mode, quand on nous dit : on est qui pour dire aux gens où habiter, et surtout quand on confond occupation du territoire et densification, il y a quelque chose qui est important et que les gens voient [clairement]. On ne peut pas aller dans ce discours populiste là, qui est vraiment dangereux. »

Il a répété que l’étalement urbain provoqué notamment par la construction de nouvelles routes qui amènent les gens à s’établir loin de leur lieu de travail est très différent de l’occupation du territoire par les gens qui y habitent et y travaillent.

« Quand on dit : “la densification, ça égale tous vivre à Montréal ou à Québec”, c’est très, très mal comprendre l’enjeu. [...] La densification, c’est pas en opposé avec l’occupation du territoire. Quand j’entends le gouvernement nous servir cet argument-là, je pense que c’est fallacieux. »

Préoccupés

Très préoccupés par les changements climatiques, les maires demanderont au gouvernement des outils supplémentaires pour les appuyer dans la lutte, mais aussi des logements supplémentaires pour favoriser la densification des villes, a fait valoir le maire de Gaspé et président de l’UMQ, Daniel Côté. Il a évoqué les résultats d’une étude de 2019 qui chiffre à quatre milliards $ les besoins financiers municipaux pour l’adaptation aux changements climatiques. 

« Pas une mode »

Ce dernier est en désaccord avec les propos du ministre Bonnardel, qui a soutenu que la densification est « une mode ». « La densification n’est pas une mode. C’est une tendance planétaire lourde, qu’on se le tienne pour acquis, et quand on parle de densification et d’aménagement du territoire, on est carrément dans le champ de compétence des municipalités. »

Le ministre François Bonnardel n’a pas souhaité réagir aux propos de M. Marchand, se contentant de dire : « Je respecte sa position. » Son attachée de presse, Claudia Loupret, a rappelé que la ministre des Affaires municipales déposera bientôt sa politique sur l’aménagement du territoire qui traitera de ces questions.

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon


Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que les maires devront peut-être « taper du pied » pour faire entendre leurs arguments pour la lutte aux changements climatiques et pour trouver des solutions à la crise du logement.
Photo Stevens LeBlanc

« Comme élus municipaux, on veut favoriser la densification pour des raisons économiques et écologiques, sans avoir à l’imposer à M. et Mme Tout-le-Monde. C’est là où il y a un défi de compréhension. »

– Daniel Côté, maire de Gaspé et président de l’UMQ


Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que les maires devront peut-être « taper du pied » pour faire entendre leurs arguments pour la lutte aux changements climatiques et pour trouver des solutions à la crise du logement.
Photo Stevens LeBlanc

« Je m’attends du gouvernement qu’il saisisse l’urgence, que son discours soit en conséquence et que ses actions [soient] vigoureuses. »

– Bruno Marchand, maire de Québec

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