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Fraîchement arrivés à Montréal, des Ukrainiens veulent aider

Des réfugiés font du bénévolat à Montréal après avoir fui le conflit avec la Russie

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Quelques jours seulement après avoir fui la guerre, des Ukrainiens qui ont trouvé refuge à Montréal donnent au suivant en étant bénévoles dans un centre de dons pour leurs concitoyens.

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«Puisqu’il y a quelqu’un qui m’a aidée quand je suis arrivée ici, je veux aider les autres qui vont arriver», raconte Svitlana Sushko.  

Nouvellement arrivées de l’Ukraine, Ludmila Kovalenko et Svitlana Sushko font du bénévolat au centre de dons La Terasse situé dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce à Montréal et qui s’adresse aux membres de leur communauté.
Photos Camille Payant
Nouvellement arrivées de l’Ukraine, Ludmila Kovalenko et Svitlana Sushko font du bénévolat au centre de dons La Terasse situé dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce à Montréal et qui s’adresse aux membres de leur communauté.

La dame originaire de Kharkiv, en Ukraine, a atterri à Montréal il y a seulement une semaine. Mais déjà, elle donne de son temps au centre de dons La Terrasse, dans le quartier Côte-des-Neiges. 

Au début du mois d’avril, les propriétaires de l’hôtel Terrasse Royale ont décidé de transformer un ancien restaurant situé au sous-sol de leur établissement en un centre de charité pour que les Ukrainiens nouvellement arrivés à Montréal puissent obtenir des vêtements, des jouets et des produits d’hygiène, notamment. 

Dès l’ouverture, certaines personnes aidées ont voulu donner au suivant. 

«La générosité et l’accueil que j’ai reçus, je veux les transmettre aux autres», affirme Ludmila Kovalenko, arrivée à Montréal le 4 avril dernier.

Santé mentale

Faire du bénévolat auprès de leur communauté permet à plusieurs Ukrainiens de conserver un certain équilibre mental.

Mme Sushko, qui était professeure en Ukraine, s’est proposé de venir chaque jour pour se changer les idées.  

«Quand je reste chez moi, je pleure sans arrêt», précise-t-elle, en russe. 

Tatiana Brailovskaia, qui traduit ses propos pour Le Journal, est convaincue de l’utilité d’un tel travail.

«On essaie de les inviter à faire du bénévolat ici pour leur donner la chance d’avoir un horaire. Sortez de chez vous et venez ici pour ne pas rester à la maison et regarder les nouvelles 24 heures sur 24», précise la bénévole, qui est arrivée de Russie il y a 30 ans.

«Je n’ai pas d’emploi, mais cela me fait sentir utile et me permet de ne pas être dépassée par tout ce qui se passe [en Ukraine]», confirme Mme Kovalenko.

Recrutement

Mme Brailovskaia tente toujours de convaincre d’autres Ukrainiens fraîchement débarqués de venir donner un coup de main au centre, qui a jusqu’à présent aidé environ 200 réfugiés.

Elle a par exemple approché un sexagénaire, qui était camionneur avant la guerre, pour qu’il répare des poussettes reçues et qui ont besoin d’une petite mise au point. 

Selon Mme Brailovskaia, cet exercice serait bénéfique à la fois pour le centre et pour lui. 

«Pour les hommes, c’est plus difficile de perdre leur autonomie», fait-elle remarquer.

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