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Mieux vaut corriger une erreur que s’enliser

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Après douze ans de fréquentation avec mon conjoint, devant le fait qu’il refusait toujours de m’épouser pour ne pas déroger à la promesse qu’il s’était faite à lui-même de ne plus jamais se marier après un premier divorce difficile et dont il était sorti appauvri financièrement et démoli psychologiquement, j’ai décidé de me séparer.

Pour moi qui n’ai jamais été mariée, c’était un rêve que de convoler. Je me faisais une fête juste à l’idée qu’un homme me passe enfin la bague au doigt. Mais devant le refus obstiné de mon chum, je me suis dit que la dernière carte dans mon jeu était la menace de séparation pour le faire réagir.

Malheureusement, il n’a pas réagi dans le sens que j’espérais puisqu’il est resté inflexible dans sa décision. Un soir quand je suis rentrée du travail, il avait déménagé toutes ses affaires en me laissant un mot sur la table de cuisine pour m’exprimer sa peine de devoir agir ainsi devant ma persistance à vouloir me marier.

Ça fait un mois de ça et je ne m’en remets pas. Ma sœur me dit que pour une femme de mon âge (49 ans), j’aurais dû y réfléchir à deux fois avant de poser un pareil ultimatum à un homme. Que ce n’est pas si simple que ça de trouver un conjoint quand on approche la cinquantaine. La preuve étant qu’elle-même, rendue à 55 ans, était seule depuis quatre ans à la suite d’une séparation. 

Je m’en veux d’avoir fait ça, mais comment je pouvais savoir qu’il était à ce point sérieux dans sa décision ? Mon orgueil me retient de lui donner un coup de fil pour lui dire à quel point je m’ennuie de lui. Mais d’autre part, j’hésite à le faire, tant le désir de me marier au moins une fois avant de mourir m’obsède depuis toujours.

Une fille entre deux chaises

Se tenir entre deux chaises a toujours été une position inconfortable. Si vous laissez votre orgueil mener votre vie, vous risquez de perdre de belles occasions d’être heureuse, comme celle de renouer avec ce garçon que vous semblez aimer encore. Mais il est certain qu’il faut être prête à marcher sur votre orgueil dans le cas où il ne voudrait pas entendre parler de revenir en arrière. À vous de savoir jusqu’où vous êtes prête à aller au niveau du risque. Tout en n’oubliant pas qu’il y a un proverbe qui dit : Qui ne risque rien n’a rien.

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