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Spectacle de Guylaine Tremblay: une vie rythmée par Yvon Deschamps

Au Capitole, Guylaine Tremblay se raconte avec brio

Guylaine Tremblay
Photo Cédric Bélanger Guylaine Tremblay a habilement alterné humour et moments d’émotion ce mercredi soir, au Capitole, dans son spectacle basé sur les chansons d’Yvon Deschamps.

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Drôle et touchante, Guylaine Tremblay relève avec brio le défi de se raconter en chansons et en monologues dans un spectacle qui célèbre son amour pour son idole de jeunesse, Yvon Deschamps.

Elle n’est pas la comédienne chérie des Québécois sans raison. Dans J’sais pas comment, j’sais pas pourquoi, création présentée pour la première fois à Québec, mercredi soir, au Théâtre Capitole, Guylaine Tremblay revisite avec simplicité, sincérité et autodérision ses origines modestes en remontant le temps jusqu’à ses premières années à Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, puis à Vanier, où elle a vécu son adolescence.

Le fil conducteur, c’est Yvon Deschamps. À l’écouter, il a été autant une idole qu’un guide et une source d’inspiration. « Comme un professeur, qui te donne envie de redoubler juste pour être dans sa classe une année de plus », a imagé celle qui a aussi fait une large place, dans ses interventions, aux membres de sa famille, manifestement tous plus colorés les uns que les autres.

Une lettre pour Yvon

Dans un segment particulièrement amusant évoquant l’émission 1res fois de Véronique Cloutier, elle a lu une lettre d’amour qu’elle avait adressée, quand elle était gamine, au plus célèbre comique du Québec. « Je suis très mature pour mon âge », s’y vantait-elle, pendant que la lettre et la photo qu’elle lui avait envoyées défilaient sur l’écran.

Yvon Deschamps
Photo courtoisie
Yvon Deschamps

Plus vieille, a-t-elle aussi raconté, c’est en regardant une entrevue d’Yvon Deschamps qui relatait son enfance dans le quartier Saint-Henri qu’elle a compris que ce n’était pas parce qu’elle venait d’un quartier ouvrier qu’elle ne pourrait pas réaliser son rêve d’être comédienne.

Elle a d’ailleurs réussi à insuffler une belle touche d’émotion en faisant le récit de son acceptation au Conservatoire d’art dramatique, un moment charnière pour celle que les Québécois ont adorée par la suite dans La p’tite vie et Unité 9, pour ne nommer que deux de ses nombreux projets marquants à l’écran ou au théâtre.

En scrutant sa boîte à souvenirs, Guylaine Tremblay a aussi fait revivre, à un public majoritairement constitué de gens du troisième âge, un temps où on se pâmait devant un Donald Lautrec en pantalons de cuir et qu’on se commandait une grosse Black Label au bar.

Tenir la note

En plus de jaser, Guylaine Tremblay a montré qu’elle pouvait aussi tenir la note avec justesse. Bien entendu, on ne monte pas dans les hauteurs des Dion ou Boulay, mais en respectant ses limites et en jouant la carte de la complicité avec ses quatre musiciens, elle a offert une belle relecture d’une quinzaine de chansons d’Yvon.

Si le classique Aimons-nous aurait mérité une orchestration plus discrète, ses interprétations de Seul et Papa, très senties, se sont frayé un chemin jusqu’au cœur de tous les spectateurs.


♦ Guylaine Tremblay sera de retour sur la scène du Capitole ce jeudi soir. Une supplémentaire est aussi prévue le 27 novembre, à la salle Albert-Rousseau.

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