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Arcade Fire: «C’était trop long»

Arcade Fire excité de retrouver bientôt ses fans québécois

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Photo d'archives, AFP Win Butler lors de la performance d’Arcade Fire au Festival Coachella, le 15 avril dernier.

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Dans l’écran Zoom, la réponse de Régine Chassagne a fusé quand on lui a demandé si elle avait hâte de retrouver les admirateurs montréalais d’Arcade Fire, cet été, au festival Osheaga.

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« J’en peux pu, j’en peux pu, c’était trop long », s’est-elle exclamée, le sourire aux lèvres, pendant qu’à ses côtés son amoureux Win Butler partageait aussi son impatience de se retrouver devant « un champ rempli de gens ».

On peut comprendre. Le dernier concert à Montréal du groupe, devenu quintette à la suite du départ de Will Butler, remonte au 6 septembre 2017, au Centre Bell. Une éternité.

Le couple, qui réside maintenant à La Nouvelle-Orléans, d’où il a discuté avec Le Journal, a plusieurs raisons de sourire ces temps-ci. Leur nouvel album, We, lancé la semaine dernière, a ravi fans et critiques. En outre, après une trop longue pause, Arcade Fire a retrouvé le chemin de la scène, s’arrêtant notamment à Coachella, le mois dernier.

L’impact d’une chanson

Créé pendant la pandémie, ce sixième album se divise en deux : une première partie abordant des thèmes plus sombres laisse peu à peu place à des chansons remplies d’espoir.

Le pouvoir de la musique ? Win Butler y croit encore. « Tu ne le sais jamais vraiment, mais il y a quelqu’un, quelque part, qui a besoin de ta chanson, et peut-être que cette personne n’est même pas encore née. »

« Ça peut arriver dans 17 ans à la pharmacie », s’amuse Régine, en coupant la parole à Win, qui reprend en donnant l’exemple d’une chanson de son grand-père qu’on lui a fait écouter dans une entrevue récente.

« Ça m’a fait pleurer parce que je pouvais me l’imaginer en train de jouer avec sa guitare, dans les années 1930. C’est très intime, comme si on avait accès à l’esprit d’une personne à un moment donné de sa vie. »

Chanter avec Peter Gabriel

Encore une fois, un invité prestigieux apparaît sur un album d’Arcade Fire. Après David Bowie sur Reflektor, Peter Gabriel chante avec Régine sur la chanson Unconditional II (Race and Religion).

« C’est arrivé rapidement, on ne l’avait pas planifié. Nous étions à Londres et on lui a envoyé un courriel pour l’inviter à écouter l’album, que nous étions en train de terminer. Il est venu, on lui a demandé s’il avait envie de chanter, il a dit oui », raconte Régine, pour qui cette rencontre en studio lui a enlevé « un fardeau ».

« On trouve tellement qu’on travaille comme des fous, d’une façon bizarre. Quand on lui a expliqué comment on travaillait, il nous a dit qu’il faisait exactement la même chose. Je me suis dit oh mon Dieu, on n’est pas si fous que ça. »


♦ Arcade Fire sera en concert à Osheaga, le 29 juillet. On pourra aussi voir le groupe en prestation lors du gala télévisé des prix Juno, dimanche soir, à CBC.

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