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«Patrick Bruel en acoustique» : un spectacle intime et foisonnant

«Patrick Bruel en acoustique» : un spectacle intime et foisonnant
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Devant une salle archi pleine d’un public très enjoué, Patrick Bruel a débuté sa série de quatre concerts au Théâtre St-Denis, jeudi soir, en grande forme. Ces retrouvailles avec le public montréalais étaient attendues, et le public lui a pleinement démontré qu’il s’était ennuyé.

Comme un saltimbanque qui se promène de place en place, Patrick Bruel débarque en avançant lentement sur la scène nue, traversant une porte pour entrer dans la lumière, tout en interprétant «Je chante».

En toute simplicité, le chanteur, qui aura 63 ans dans deux jours (le 14 mai), se raconte avec authenticité et une certaine vulnérabilité. Il se rappelle notamment sa jeunesse avec «Où sont les rêves», puis «J’te l’dis quand même», «Peur de moi», «Voulez-vous» ou «Le fil», une chanson très tendre qui parle de sa relation avec ses deux ados.

«Patrick Bruel en acoustique» : un spectacle intime et foisonnant
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Alternant guitare et piano, il nous partage son histoire de vie de façon très intime, des confidences qui résonnent chez les spectatrices (en majorité dans la salle) qui ont bruyamment démontré tout leur amour pour Bruel, quand elles ne chantaient pas en chœur avec lui.

Crescendo

Avec l’arrivée de deux acolytes musiciens, le spectacle intime s’ouvre sur une dimension plus festive et électrique avec «Alors regarde», présenté dans une version nouvelle, qui finit en euphorie. Ont suivi «Pas eu le temps», «Arrête de sourire», une très belle chanson que lui a écrit Pierre Lapointe, «Place des grands hommes» ou encore «J’te mentirais». Instantanément, le public s’est mis debout pour chanter, taper dans ses mains et applaudir.

À l’inverse d’une banale succession de chansons, Bruel offre des tranches de vie parfois drôles, parfois émouvantes, mais toujours sincères, sur son parcours artistique comme sa vie personnelle. Sa voix est plus mature, aussi puissante et un brin éraillée par moments. Il sait en jouer et la moduler, tout comme son charme naturel qui fait encore et toujours son effet.

«Patrick Bruel en acoustique» : un spectacle intime et foisonnant
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Mention spéciale aux éclairages magnifiques dans la partie sentimentale et qui vont en s’intensifiant au fur et à mesure du concert, tout comme la scénographie qui ajoute une ambiance d’intimité.

Engagé, le chanteur français a fait un clin d’œil à l’actualité en interprétant «On partira», une chanson qu’il avait écrite au moment de la crise migratoire en Europe, il y a quelques années, mais qui résonne encore aujourd’hui avec la guerre en Ukraine.

Les classiques

Seul à la guitare, Patrick Bruel a livré une belle version de «Quand les hommes vivront d’amour» en hommage à Raymond Lévesque, avant d’enchaîner avec un chapelet de ses grands succès d’hier ou d’aujourd’hui parmi lesquels «Comment ça va », «Mon amant de St-Jean», «Café des délices», «Casser la voix», «Qui a le droit» ou encore «Stand up».

Après deux douzaines de chansons et un beau dosage entre intensité, émotions et intimité, Patrick Bruel a terminé ses retrouvailles avec le public montréalais avec la chanson de Barbara, «Ma plus belle histoire d’amour».

«Patrick Bruel en acoustique» est présenté jusqu’au 15 mai au Théâtre St-Denis de Montréal. Il sera du 19 au 21 mai à Gatineau, les 25 et 26 mai à Trois-Rivières, et le 28 mai à Sherbrooke.

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