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Destruction illégale du patrimoine malgré une protection du gouvernement du Québec

Un des premiers centres commerciaux du Canada tombe

Estérel
Photo courtoisie La partie protégée du centre commercial du Domaine-de-l’Estérel a été démolie illégalement vendredi.

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Un joyau patrimonial des Laurentides a été démoli illégalement par un promoteur, ce qui a forcé Québec à déclencher une enquête.

« C’est affreux, exprime le maire de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Gilles Boucher. C’est presque tout à terre. Il reste juste une petite partie. »

La partie avant du centre commercial du Domaine-de-l’Estérel, inscrite au registre du patrimoine culturel du Québec depuis 2013 s’est affaissée vendredi.

Cela s’est produit alors que la partie arrière, qui n’est pas protégée, est en train d’être démolie par le promoteur Olymbec, qui souhaite y construire un hôtel. 

Ce dernier n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.

Selon nos informations, ce sont des citoyens qui ont tiré la sonnette d’alarme vendredi en voyant que la partie patrimoniale était en train d’être détruite comme le reste de l’édifice.

Construit en 1936, le centre commercial du Domaine-de-l’Estérel est l’un des premiers, digne de ce nom, à avoir vu le jour au Canada. 

Il possède aussi une valeur architecturale exceptionnelle et est qualifié de « Vaisseau amiral » du courant Art déco par le maire Gilles Boucher.

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a reçu vendredi après-midi une photo montrant les dommages.

La photo du bâtiment patrimonial a été prise en 2008.
Photo tirée du site web du ministère de la Culture et des Communications
La photo du bâtiment patrimonial a été prise en 2008.

Enquête déclenchée

Elle a ensuite annoncé via Twitter la tenue d’une enquête pour « faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé », précisant que le bâtiment avait été démoli « illégalement, sans aucune autorisation ».

Le Journal a obtenu plusieurs images montrant la destruction qu’a subie la partie patrimoniale du bâtiment.

« Il y a des recours légaux si on se rend compte que c’est fait de façon délibérée », explique Maxime Roy, directeur des communications du cabinet de la ministre Nathalie Roy.

La loi prévoit notamment des amendes allant de 6000 $ à 1,1 million $ pour ce type d’infraction pour une personne morale.

La nouvelle n’a « pas du tout surpris » Francine Vanlaethem, présidente de Docomomo Québec, une association vouée à la sauvegarde de l’architecture novatrice du XXe siècle. 

Elle avait envoyé une lettre au ministère en mars, précisément pour prévenir ce scénario. 

« On s’alarmait, en disant que si on démolissait l’arrière, on n’allait pas mettre en péril l’avant », explique-t-elle.

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