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Dis-moi qui tu es... si tu veux mon financement

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Vous pensez que j’exagère quand j’écris que le milieu médiatico-culturel est infiltré par l’idéologie woke/multiculturaliste/le culte des minorités ? Vous pensez que ces considérations n’ont aucun impact sur les émissions ou les films que vous regardez ?

Eh bien, j’ai des petites nouvelles pour vous.

Depuis avril 2022, le Fonds des médias du Canada (qui finance en partie les productions audiovisuelles au pays) a créé un questionnaire d’auto-identification (de genre, ethnoculturelle, de handicap, d’orientation sexuelle, etc.) directement lié à du financement.  

Ça ne s’invente pas : le registre s’appelle PERSONA, comme le titre du film de Bergman...

SURVEILLER LES NON-BLANCS

« PERSONA-ID a été créé dans le cadre de notre stratégie d’équité et d’inclusion dans le but de mieux mesurer et surveiller la représentation démogra-phique dans les projets soumis au FMC et dans ceux obtenant son soutien financier », peut-on lire sur le site du Fonds.

J’ai mis la main sur ce fameux questionnaire de sept pages, Persona-ID. Après nous avoir demandé si on préfère être identifié comme « elle, il/lui, iel, eil, yel, ou autre », on demande aux requérants des maisons de production de s’auto-identifier selon différents critères.   

  1. Genre et orientation sexuelle. On a le choix entre : « je m’identifie comme une personne hétérosexuelle et cisgenre » ou « je m’identifie comme une personne -Bispirituelle, -Homosexuelle, -Gaie ou lesbienne, -Bisexuelle ou pansexuelle, -Transgenre ou transsexuelle, -Queer, -Non binaire, -non conforme de genre ou de genre fluide, -intersexuelle, -asexuelle, -ou autre ou autres, veuillez préciser ».   
  2. Autochtones du Canada (suit une liste non exhaustive des communautés).   
  3. Personnes en situation de handicap.   
  4. Identité ethnoculturelle. On nous précise : « Le Fonds des médias convient que la racialisation est un construit social qui ne peut être déterminé uniquement par l’ascendance ou un test d’ADN, mais qu’il s’agit d’une reconnaissance collective que les membres de ces communautés sont perçus comme étant “non blancs” et qu’elles et ils se butent à des obstacles particuliers et font l’objet de préjugés et de discrimination au sein de la société canadienne ».      
  • Écoutez l'édito de Sophie Durocher diffusé chaque jour en direct 7 h 50 via QUB radio :

Ce segment est assez pointu. Vous êtes d’origine asiatique ? On veut savoir si vous vous identifiez à la « Communauté des Asiatiques du Sud », la « Communauté des Asiatiques du Sud-Est » ou la « Communauté des Asiatiques de l’Est ».

Et moi qui pensais qu’on était tout simplement tous des Canadiens.

Si ces données « démographiques » ne servaient qu’à obtenir un meilleur portrait du milieu des médias, je n’aurais rien à redire. Mais cette « auto--identification » est clairement liée à l’obtention de financement. C’est écrit, oserais-je dire, « noir sur blanc ».

« À partir de 2022-2023, l’admissibilité aux initiatives du FMC destinées aux Communautés reflétant la diversité ou visant la parité des genres sera déterminée à partir des renseignements fournis par les personnes ayant créé un compte dans le système d’auto-identification PERSONA-ID. »

TOUT EST SYSTÉMIQUE

« En 2020, le racisme systémique et les autres formes de discrimination qui ont cours dans la société canadienne et dans l’industrie des écrans ont été exposés au grand jour », peut-on lire sur le site du Fonds des médias.

J’imagine qu’en créant un registre où on classe les gens selon leurs « origines ethnoculturelles » ou leur préférence dans la chambre à coucher, on ne fait aucune « discrimination »...

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