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Sabotage des lignes d'Hydro: la vengeance comme mobile

GEN - COMPARUTION DE NORMAND DUBÉ
Photo d'archives, Martin Alarie

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C’est pour se venger d’Hydro-Québec après un conflit avec la société d’État que l’ex-pilote des stars Normand Dubé a saboté trois lignes de 735 kilovolts le 4 décembre 2014, a martelé la Couronne. 

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Le conflit qui a duré sept ans entre Hydro-Québec et Normand Dubé concernant la servitude sur son terrain à Sainte-Anne-des-Plaines, de 2002 à 2009, fait l’objet du quatrième épisode du balado «Par pure vengeance» produit par QUB radio et Le Bureau d’enquête. Il fait ressortir à nouveau les versions contradictoires et les zones grises du long litige au cours duquel Dubé a perdu son sang-froid face à la nonchalance de la Société d’État.

«Est-ce que tout le monde irait aussi loin que M. Dubé?» a questionné la journaliste d’enquête Marie-Christine Noël.

Le procureur de la Couronne, Steve Baribeau, croit que si Dubé avait pris des arrangements avec Hydro-Québec, comme une personne raisonnable, il ne serait pas en prison aujourd’hui. C’est son caractère quérulent qui l’a poussé à se braquer, à intenter des poursuites et à vouloir ultimement se venger.

D’ailleurs, Dubé «ne mâchait pas ses mots» en commentant le travail du juge et de la poursuite durant son procès pour méfaits lors duquel il a été condamné en 2018.

Il a toujours rejeté la preuve présentée au Tribunal, qu’il comparait à un «beau petit roman». «Il avait réponse à tout», a résumé la journaliste qui avait couvert ce procès médiatisé au palais de justice de Saint-Jérôme.

L’ex-pilote des stars demandait qu’on lui prouve qu’un avion pouvait faire le type de sabotage qu’on lui reprochait. Il réclamait que la manœuvre, qui a toujours été gardée sous le secret national, soit reproduite dans une zone protégée. Pour lui, la démonstration de la Couronne ne tenait pas la route.

«On n’est pas capable de démontrer le méfait», réitérait encore en 2018 l’ex-pilote, qui se disait plutôt victime dans cette affaire

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