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Wright: pourquoi pas?

SPO-2022 Kubota CHL/NHL Top Prospects Game Practice
Photo d'archives, Agence QMI Shane Wright montrant son savoir-faire lors d’une session pour les meilleurs espoirs en mars dernier à Kitchener.

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On serait portés à croire que c’est de l’arrogance. Mais Shane Wright croit qu’il a, au cours des dernières saisons, démontré qu’il était le meilleur joueur de la planète, évidemment chez les joueurs juniors, et qu’il mérite d’être le premier joueur sélectionné à l’encan de 2022.

Le jeune homme ne cache pas ses sentiments. Il les exprime avec une belle assurance, apporte des arguments à tous ceux laissant planer des doutes sur son talent.

Les recruteurs aiment bien sa maturité. Son entraîneur parle de son leadership. Il est un joueur qu’on peut utiliser pour remplir plusieurs missions. Il cautionne les comparaisons avec Patrice Bergeron. « C’est un modèle pour moi, souligne-t-il, il est non seulement un brillant joueur d’attaque, mais regardez ce qu’il accomplit dans son territoire. Oui, je veux être comme lui. »

Wright n’est pas un joueur de concession. Ce n’est pas un autre Connor McDavid ou encore un Nathan MacKinnon, et un autre Connor Bedard. Mais, ce que plusieurs recruteurs affirment, c’est qu’il va exercer un impact au sein de sa formation, ça ne fait aucun doute.

Maintenant, sera-t-il le choix des recruteurs du Canadien, de Kent Hughes, de Jeff Gorton ?

Les discussions seront nombreuses.  

Il y a toujours un petit doute qui persiste. Dans le cas de Wright, on a toujours prétendu qu’il avait toutes les qualités pour connaître une brillante carrière. On disait qu’il était un phénomène alors qu’il avait 15 ans. Un an plus tard, on présentait la même analyse.

Mais, avec le temps, comme cela se produit souvent, on a oublié ce qu’il fait bien pour s’attarder à quelques carences dans son jeu.  

Subitement, plusieurs recruteurs ont modifié leur évaluation de sorte que de joueur surdoué, on prétend aujourd’hui qu’il ne sera pas un joueur d’exception dans la Ligue nationale. Ryan O’Reilly est un nom qui revient également dans le jeu des comparaisons. Que ce soit O’Reilly ou Bergeron, ça demeure un joueur de premier plan pour toute formation. Si les comparaisons s’avèrent à point, car n’oublions pas que le repêchage n’est pas une science exacte, l’équipe qui réclamera Wright ajoutera un patineur de haut niveau à sa formation.

Ce qui est génial à l’approche de la séance de sélection des meilleurs espoirs, cuvée 2022, c’est que le Canadien aura l’opportunité de choisir le meilleur du groupe, selon l’évaluation des décideurs de l’organisation.

Aucune marge d’erreur

Mais, attention, les recruteurs n’ont pas le droit de se tromper.

Pas au moment où l’organisation lance un nouveau modèle d’affaires basé sur le développement des jeunes joueurs, sur un groupe de vétérans désirant faire la différence et sur le recrutement de nouveaux patineurs, que ce soit via le marché des joueurs autonomes sans compensation ou encore via des transactions.

On insiste constamment sur le fait que l’on veut retrouver la vraie culture du Canadien, qu’on veut des joueurs passionnés, des joueurs qui respecteront la tradition de l’organisation, une tradition mise en veilleuse depuis trop longtemps.

Évidemment, puisque Shane Wright soulève quelques interrogations, tiendra-t-on les mêmes discussions, l’an prochain, alors que Connor Bedard, à qui l’on a déjà attribué le titre de joueur de concession, sera le joueur convoité? La réponse est non.

Donc, on se demande si Gordon et Hughes ne devraient pas échanger leur choix de premier tour pour un vétéran de haut niveau?

Justement pourquoi ?

Un joueur d’impact viendrait compliquer davantage le problème du plafond salarial.

Les décideurs du Canadien ont encore quelques semaines avant de confirmer leur choix.

Wright, Juraj Slafkovsky, Logan Cooley, David Jiricek, Simon Nemec et Conor Geekie, ce sont des noms qui alimentent la discussion.

Dans la LHJMQ

Et comme le Canadien possède deux choix de premier tour, deux choix de deuxième tour, trois choix de troisième tour, trois choix de quatrième tour et un choix de cinquième tour, un choix de sixième tour et deux choix de septième tour, il est à souhaiter qu’on profitera de l’opportunité de s’attarder au marché de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Nathan Gaucher, un joueur de centre de 6 pi 3 po, des Remparts de Québec, et Maveric Lamoureux, des Voltigeurs de Drummondville, un défenseur de 6 pi 6 po, retiendront l’attention au premier tour.

On dit souvent que les recruteurs n’ont pas le droit à l’erreur.

Sûrement pas dans le cas du premier choix.

Et, peuvent-ils échapper un joueur prometteur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, s’ils ont la possibilité de l’accueillir dans l’organisation ?

La réponse est non.

Les joueurs québécois et la tradition, c’est un incontournable. 

Plus de transparence  

Vous avez sans doute noté que les entreprises se spécialisant dans les paris sur les événements sportifs sont de plus en plus nombreuses.

À chaque match de hockey, on vous invite à parier quelques dollars. 

Les ligues professionnelles acceptent maintenant qu’on puisse parier sur les différents matchs. Cependant, éventuellement, elles devront montrer plus de transparence.

Notamment la Ligue nationale de hockey. Blessure au haut du corps. Blessure au bas du corps. La condition du joueur ? Une question de « jour après jour. » Ou encore « semaine après semaine ».

Inévitablement, les entreprises gérant les paris et versant des sommes importantes aux circuits professionnels exigeront qu’on soit plus précis quand un joueur doit s’absenter.

Une bonne décision 

  • Si vous regardez attentivement la reprise alors que le défenseur Jacob Trouba applique une mise en échec à Sidney Crosby, on comprend mieux pourquoi aucune sanction n’a été imposée au joueur des Rangers... 
  • Match numéro quatre. Les Capitals de Washington mènent 2-1. La victoire leur appartient. Mais Marcus Johansson s’échappe, Sergei Bobrovsky s’interpose, effectue l’arrêt. Puis, le gardien des Panthers de la Floride, quelques secondes plus tard, alors que son équipe tente de niveler la marque, est remplacé par un autre attaquant. Garnet Hathaway dégage le territoire des Capitals, mais la rondelle passe à quelques mètres d’une cage abandonnée. C’est toujours 2 à 1 et les Panthers parviennent à niveler la marque et gagnent le match en prolongation. Les Capitals avaient les Panthers dans les câbles. Ils les avaient à nouveau dans les câbles, match numéro 5, menant 3 à 0. Ils ont perdu 5 à 3 et ils ont possiblement bousillé leurs chances de participer au deuxième tour des séries éliminatoires. Quand on dit que les séries éliminatoires, c’est une boîte à surprises... 

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