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«Les Intranquilles» de Damien Bonnard: à fleur de peau

Les Intranquilles
Photo courtoisie, AXIA FILMS Damien Bonnard incarne un peintre atteint d’un trouble bipolaire dans le film Les Intranquilles.

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Des rencontres avec des psychiatres et leurs patients, un stage de peinture, des cours de catamaran et même de boxe... L’acteur français Damien Bonnard n’a pas lésiné sur les efforts pour se préparer pour le rôle de peintre bipolaire qu’il défend dans Les Intranquilles, nouveau film du cinéaste Joachim Lafosse, attendu sur nos écrans vendredi prochain.

De son propre aveu, c’est la première fois qu’il s’investit autant dans un personnage à l’écran. On devine que ce n’était forcément pas toujours une partie de plaisir. 

«Mais c’était passionnant, et, surtout, nécessaire», s’empresse de préciser Damien Bonnard (Les Misérables, Rester vertical) dans une entrevue accordée au Journal en novembre dernier, alors qu’il était de passage à Montréal pour le Festival Cinemania.

Inspiré du vécu du réalisateur belge Joachim Lafosse (À perdre la raison), dont le père est maniaco-dépressif, Les Intranquilles nous amène dans le quotidien de Leila (Leïla Bekhti) et Damien (Bonnard), un couple très amoureux qui vit en symbiose avec son petit garçon, Amine (Gabriel Merz Chammah). 

L’équilibre de cette petite famille en apparence parfaite s’avère toutefois fragile puisque Damien, un artiste peintre, souffre d’un trouble bipolaire qui le rend parfois imprévisible, fragile et ingérable. Son état est généralement maîtrisé quand il prend ses médicaments. Mais pendant des vacances en famille, il décidera soudainement d’arrêter de les prendre, afin de laisser libre cours à son élan créatif du moment.

«Trouver la switch»

Dans les premières versions du scénario, le personnage de Damien n’était pas peintre, mais plutôt photographe d’artistes, comme l’a été le père de Joachim Lafosse. Mais puisque Damien Bonnard a étudié aux beaux-arts de Nîmes avant de devenir acteur, Lafosse lui a proposé de transformer le personnage en artiste peintre.

«Je lui ai dit : OK, essayons cela, relate l’acteur de 43 ans. Mais même si j’ai déjà fait les beaux-arts, il y avait quand même du travail à faire pour devenir crédible en tant que peintre. J’ai donc passé beaucoup de temps avec Piet Raemdonck, un peintre réputé en Belgique qui m’a accueilli dans son atelier, en Belgique. Il m’a montré son travail. J’avais déjà quelques bases avec ce que j’avais appris aux beaux-arts, mais il fallait aussi comprendre sa peinture à lui et apprendre à peindre comme lui. Je l’ai beaucoup observé et je lui ai tout volé. La manière dont je peins dans le film, c’est la manière dont lui peint.»

À ce stage de peinture se sont ajoutés notamment des cours de catamaran et de boxe (une discipline lui a permis notamment de «trouver la switch pour passer d’un état à l’autre»), des rencontres avec des psychiatres et médecins traitant des personnes maniaco-dépressives et beaucoup de lecture sur le sujet.

«J’ai aussi un ami qui souffre de trouble bipolaire à qui j’ai beaucoup parlé, ajoute-t-il. Je savais dès le départ que le piège en jouant ce genre de rôle était de tomber dans la caricature. Mais, moi, je voulais simplement que ça soit juste, et surtout pas cliché. Je voulais aussi que le personnage soit lié aux autres, et qu’il ne soit pas en roue libre, seul. C’était important de bien doser tout cela.» 


Les Intranquilles prend l’affiche le 20 mai.

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