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Des os, un tableau et tout un duo!

0514 WE Boileau
Photo courtoisie

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Après avoir confié une première enquête à un tandem mal assorti de policiers, l’auteur J. L. Blanchard récidive dans une histoire encore plus palpitante.

Est-ce parce qu’on s’y est fait ou qu’on s’y attendait ? Mais le duo Lamouche et Bonneau créé par J. L. Blanchard semble plus crédible dans son nouveau roman Les os de la méduse qu’il ne l’était dans Le silence des pélicans, paru l’an dernier.

Dans son précédent ouvrage, l’auteur manifestait déjà son talent pour les intrigues accrocheuses. Mais son inspecteur Bonneau était si gaffeur, ignare, pétri de préjugés et lent d’esprit qu’on était au-delà de la caricature. L’enquêteur Lamouche, pour sa part brillante et arrogante recrue, lui avait été imposé afin de le pousser à prendre sa retraite.

Mais les deux hommes ont su s’accommoder l’un de l’autre – et Blanchard entend faire durer son curieux tandem ! Cela nous vaut donc une seconde enquête sous leur direction. Heureusement, Lamouche a gagné en profondeur. Et si Bonneau est encore dessiné à traits épais, il nous semble moins bousculer le récit.

Un rééquilibrage parfait pour que l’intrigue domine. Et elle en vaut la peine !

Comme dans le roman précédent, le livre ouvre sur une scène forte. Dès la première page, on est face à un cadavre décharné qui « se tenait bien droit sur une chaise, les jambes croisées, attendant patiemment que quelqu’un se décide à ouvrir cette porte de placard ». La femme de ménage s’en chargera.

C’est ainsi qu’on entre dans une luxueuse demeure montréalaise, de surcroît habitée par un comte, comme on en trouve dans les Vieux pays. L’homme n’a pas qu’une noble ascendance, il est aussi très riche et grand collectionneur, notamment de tableaux.

rebondissements

Le monde de l’art sera d’ailleurs au cœur des rebondissements du récit, et une toile célèbre prendra la vedette : Le radeau de la Méduse. Le tableau original, signé de Géricault, est exposé au Louvre, mais le comte de Clairvaux en a une copie qui vaut son pesant d’or.

À elle seule, l’histoire du tableau et le pendant québécois que l’auteur a imaginés sont fascinants. Quand on y ajoute un squelette, des mains tranchées retrouvées dans des endroits inattendus et de mystérieuses disparitions, il y a de quoi se casser la tête – ce que fait Lamouche alors que Bonneau, lui, s’en tient aux plus plates évidences. En quoi il n’a pas complètement tort.

On se laisse donc glisser avec plaisir dans l’enquête, à nouveau racontée sur ce ton plaisant qui fait tourner les pages.

Ce roman-ci met toutefois davantage de l’avant le travail collectif qui caractérise le monde policier : l’informaticien, l’équipe technique, les gens du laboratoire, les enquêteurs experts – comme Mario Bédard, spécialiste des crimes du monde de l’art, qui renvoie, dans le monde réel, à l’ex-policier Alain Lacoursière.

Le duo dépareillé s’inscrit donc dans un solide groupe de pros, ce qui le rend encore plus intéressant pour la traque qui, forcément, suivra !

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