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L’ennemi de Poutine peu populaire en Russie

Vu comme un sauveur par l’Occident, Alexeï Navalny est loin d’être vu de la sorte par la population russe

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Photo d'archives, AFP Alexeï Navalny s’adressant à ses supporteurs le 5 mai 2018 à Moscou, deux jours avant le début du quatrième mandat de Vladimir Poutine.

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Ennemi juré du président Poutine au point où il a été empoisonné, Alexeï Navalny est vu en Occident comme l’homme qui pourrait redresser la Russie. Mais seulement une infime portion des Russes le voit comme un sauveur, et le passé de l’homme soulève plus de questions qu’il ne suscite d’espoir. Portrait d’un homme beaucoup plus populaire à l’extérieur de la Russie qu'à l'intérieur même du pays.

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Alexeï Navalny est vu comme un leader de l’opposition au président-dictateur Vladimir Poutine, dont il dénonce la corruption du régime, la répression et l’absence de démocratie.

Les manifestations populaires qu’il a organisées lui ont valu la réprobation du régime, des condamnations en justice, et elles l’ont empêché de se présenter à l'élection présidentielle de 2018.

Navalny devient une figure mondialement connue lorsqu’il survit de justesse en août 2020 à un empoisonnement avec un puissant agent neurotoxique utilisé par les services secrets russes.

Après avoir retrouvé la santé en Allemagne, il surprend le monde entier en retournant en Russie en janvier 2021, où il est immédiatement mis en prison. En mars dernier, il a été condamné à passer neuf ans et demi dans un établissement à sécurité maximale pour corruption.

Depuis l’empoisonnement, Navalny, personnage médiatique et charismatique, a fait l’objet de nombreux documentaires, notamment de la BBC et de CNN, qui lui ont donné une audience internationale.

Le 22 août 2020, des ambulanciers ramènent la civière conçue pour le transport de patients hautement contagieux après avoir déposé Navalny à l’hôpital de la Charité, à Berlin.
Photo d'archives, AFP
Le 22 août 2020, des ambulanciers ramènent la civière conçue pour le transport de patients hautement contagieux après avoir déposé Navalny à l’hôpital de la Charité, à Berlin.

Les débuts

Navalny fait son apparition dans le paysage politique russe en 2000 en joignant le parti d’allégeance libérale Iabloko. Il en démissionne en 2007 pour avoir participé l’année précédente à la Marche russe, qui regroupe des sympathisants ultranationalistes plutôt xénophobes.

Ce passage d’un extrême à l’autre sur l’échiquier politique ne surprend pas Michel Roche, professeur en science politique à l’UQAC et spécialiste de la Russie. Il était en Russie en 2002, où il se rend pratiquement chaque année depuis 1990, lorsque se déroulait le deuxième tour de l'élection présidentielle en France.

«Tout le monde [en Russie] se demandait ce qu’il y avait de si épouvantable dans le discours de Jean-Marie Le Pen. Être libéral en Russie, ça ne veut pas dire la même chose qu’ici. Les libéraux ont appuyé le coup d’État de 1993 qui a accordé l’essentiel des pouvoirs au président. Certains se disent libéraux au sens occidental du terme, mais beaucoup sont des libéraux [économiques], sans nécessairement adhérer à ce qui concerne le respect des droits individuels et l’antiracisme», avance M. Roche.

Raciste?

M. Roche est témoin d'une manifestation à laquelle Navalny participe vers 2007. C’est à cette époque aussi que Navalny émet des propos qui le hantent encore.

«On découvre certaines prises de position passablement racistes. Il compare les Géorgiens à des rongeurs qu'il faudrait expulser de Russie. Le régime soviétique officiellement n’aurait pas toléré un discours discriminatoire. La chose a changé passablement. Les mouvements d'extrême droite avaient le champ libre dans ces années terribles de décomposition après l’effondrement du régime soviétique. Navalny n’a pas échappé à ça», estime M. Roche.

«Il tient des propos absolument inadmissibles, xénophobes. Il parlait des Caucasiens comme des coquerelles; le Navalny de cette période n’est pas très recommandable», pense pour sa part Yann Breault, professeur assistant au Collège militaire royal de Saint-Jean et spécialiste de la politique étrangère russe.

L’opposant avait été arrêté lors d’une manifestation en 2012.
Photo d'archives tirée de Facebook
L’opposant avait été arrêté lors d’une manifestation en 2012.

M. Breault ajoute que Navalny, lors des élections de 2018, appuyait le candidat dans chaque circonscription qui avait le plus de chances de battre celui de Russie unie, le parti de Poutine, quelle que soit son allégeance.

Dans le documentaire de CNN, Navalny n’a pas de problème à continuer à frayer avec les ultranationalistes.

«Ils veulent combattre Poutine, comme moi. Je ne peux les ignorer si je veux devenir leader du pays. Je suis à l’aise de m’associer avec des gens dont les objectifs ne semblent pas bons pour moi», a-t-il déclaré.

Une cause

Depuis 2010, Navalny, le blogueur, s’est lancé dans la chasse à la corruption qui deviendra son cheval de bataille. Il dénoncera plusieurs hauts dirigeants russes, montrant leurs revenus officiels qui ne vont pas de pair avec leur voiture ou leur maison de luxe. C’est aussi à cette époque que ses problèmes avec la justice russe débuteront.

«Il va s'imposer comme une figure incontournable des médias sociaux, en ayant des stratégies de communication très habiles. En fin stratège, il ne s’attaque pas directement à Poutine, qui est tellement populaire, mais à son entourage immédiat», raconte M. Breault.

Ce dernier dresse un moment tournant dans le phénomène Navalny. En 2011, le président Dmitri Medvedev annonce qu’il ne se présentera pas pour un deuxième mandat et qu’il laissera la place à son prédécesseur, Vladimir Poutine.

«Medvedev mentionne que c’était l’entente conclue en 2008 avec Poutine. Les électeurs qui avaient rêvé à un président réformateur, à un rapprochement avec l’Occident, se sont sentis trahis. Le parti de Vladimir Poutine a connu ensuite son plus faible taux d’appuis», explique M. Breault.

Un faible taux malgré des fraudes électorales avérées.

«L’ONG américaine Golos a bien documenté les cas de fraudes électorales qui avaient été commises avec un petit bourrage d'urnes ici et là, filmées et mises en ligne sur internet, qui était beaucoup plus libre alors. Un mouvement de manifestations a pris beaucoup d'ampleur. Navalny a vraiment émergé comme l'un des leaders de cette opposition qui dénonce le manque de respect des normes démocratiques», ajoute M. Breault.

Ça marche à Moscou

En 2013, Navalny se présente à la mairie de Moscou et obtient un honorable 27% des voix, bon pour la deuxième place.

«Ses supporteurs, ce sont essentiellement des jeunes professionnels, des libéraux, des urbains qui aspirent à des standards de gouvernance meilleurs et qui voient dans ce personnage quelqu'un de courageux qui ose dénoncer les malversations financières d'une élite corrompue. Mais bien des Russes savent qu'il y a de la corruption, ça a toujours été. Du moment que le gouvernement est efficace, qu'on a accès aux services et que la qualité de vie augmente, on fait mine de ne pas trop s'y intéresser», analyse M. Breault.

Michel Roche abonde dans le même sens.

«La corruption est très impopulaire. Au début 2020, je crois, il y a eu des manifestations dans une centaine de villes. Mais la popularité personnelle de Navalny est basse», affirme-t-il.

En perte de vitesse

«Prenons uniquement un sondage Levada, poursuit M. Roche. C'est une maison indépendante au point où elle est maintenant considérée par le gouvernement russe comme un agent de l'étranger. Le taux de popularité de Navalny était de 2%. Il galvanise une petite partie de la jeunesse, dont celle qui est la plus politisée. Son efficacité, il la retrouve sur les réseaux sociaux, essentiellement.»

Le sondage auquel il fait référence a été réalisé en décembre 2019 et demandait: «S’il y avait des élections dimanche prochain, pour qui voteriez-vous?» Poutine a terminé en tête et Navalny au cinquième rang. Bien que 48% des sondés ont dit qu’ils n’allaient pas voter ou ne savaient pas pour qui voter, Navalny n’a pas su se démarquer.

Un autre sondage réalisé par la même firme en juillet dernier, soit avant la mise en place des lois punissant toute déclaration à l’encontre du régime de Poutine et de son armée, montrait que Navalny était en perte de vitesse.

En 2013, 6% des Russes approuvaient les activités de Navalny. Le pourcentage grimpait à 20% en 2020 juste après son empoisonnement. Mais en janvier 2021, il était de 19% et en juin de 14%. Lors de ce dernier sondage, les jeunes de 18-24 ans ne l’appuyaient qu’à 24%.

Pas une menace pour le pouvoir

«On parle tout le temps de Navalny comme si c'était quelqu’un de très important en Russie. Alors qu'en Russie, même avant son empoisonnement, ce n’était pas un phénomène menaçant pour le pouvoir en place. Même avec des élections libres, il n'aurait pas été capable de se faire élire», renchérit Yann Breault.

Par contre, ce dernier est convaincu que, dans un autre contexte – et surtout s’il n’était pas emprisonné –, Navalny aurait pu devenir une véritable menace pour le dictateur.

«Il a quand même la gueule de l'emploi, il a un bon sens de l'humour, plaide M. Breault. Ce qu'il raconte sur la corruption, c'est tout à fait plausible. Mais on a détruit son organisation. Ces deux dernières années, une répression assez forte a limité les capacités de ces gens à se présenter comme une alternative.»

Et s’il s’oppose maintenant à la guerre en Ukraine «parce qu’elle coûte cher», a-t-il déclaré, Navalny ne semble pas non plus une solution à long terme pour la paix avec le voisin de la Russie. Et peut-être même pas pour rétablir les ponts avec l’Occident.

«Est-ce que Navalny est une option plus souhaitable pour nous, les Occidentaux, qui aurions aimé voir une Russie plus docile face à un ordre économique dominé par les États-Unis? J'en doute, parce qu’il y a quand même une continuité dans son discours. Ça demeure un grand patriote russe. Et quand il est question de l'avenir de la Crimée ou des Ukrainiens, il est pas mal sur la même ligne que le Kremlin», estime Yann Breault.

Après son retour en Russie en 2021 à la suite de son empoisonnement, Navalny a publié une vidéo du palais construit pour Poutine qui a eu de l’écho en Occident.

«Elle était amusante, mais cette vidéo ne révélait absolument rien de nouveau, lance Yann Breault. Ce palais a été construit et financé par des gens de l'entourage de Poutine à la fin de son deuxième mandat au milieu des années 2000. Au moment où la vidéo sort, ça fait déjà presque 15 ans que le château a été bâti. Il n’a à peu près jamais servi et il tombe déjà en ruine dans certains endroits. Il a été mal entretenu et Poutine, à ma connaissance, ne l'a jamais fréquenté.»

D’ailleurs, Navalny avait publié des photos du palais dès 2015 sur ses réseaux sociaux.

L’opposition existe

Michel Roche s’enflamme lorsqu’on lui demande si Navalny est le plus important représentant de l’opposition au régime Poutine.

«Ce que je déplore dans notre façon de traiter l'opposition russe, c'est le fait qu’on s'en tient à des personnalités comme Navalny, alors que l'opposition en Russie, ça existe.»

Il ajoute des exemples.

«Il y a des syndicats qui se battent là-bas. Il y a les mouvements pour la protection des droits des propriétaires de logement, les associations de protection des consommateurs, le comité des mères de soldats pour protéger les jeunes qui sont enrôlés dans l'armée, parce que le service militaire est obligatoire et qu'ils se font parfois enlever carrément. Il y a tous ces mouvements sociaux qu'on néglige terriblement et je déplore que, quand on parle d'opposition en Russie, on dise Navalny.»

Mais, poursuit Michel Roche, ces mouvements de manifestation ne se matérialisent pas en opposition politique.

«C’est très difficile d'organiser politiquement ces oppositions. Devenir un parti politique reconnu, ça demande un très grand nombre de signatures à l'échelle de tout le pays. Pour faire élire des députés, il faut un micro pour s'exprimer dans les bulletins de nouvelles. Gagner une élection contre le président alors qu'il a derrière lui les médias, que les règles ne sont absolument pas équitables, ce n'est pas évident. Et le Parlement, la Douma, n'a pas de pouvoir réel. Le pouvoir est vraiment entre les mains du président», analyse M. Roche.

Qui est Alexeï Navalny?  

◆ Né le 4 juin 1976 (45 ans) à Boutyne, à 50 km de Moscou

◆ Marié à Ioulia (45 ans) depuis 2000

◆ Ils ont une fille, Daria (2001), et un garçon, Zakhar (2008)

◆ Avocat, blogueur et politicien

Des moments clés  

  • 2006: Participe à la Marche russe, manifestation ultranationaliste.    
  • 2010: Première dénonciation sur son blogue, un détournement de fonds publics de 4G$ pour la construction d’un pipeline. La justice ouvre une enquête sur lui.    
  • 2011: Crée la Fondation anticorruption, dissoute en 2021, qui le finance.    
  • 2011: Détenu 15 jours pour avoir manifesté après la victoire de Poutine aux élections législatives.    
  • 2013: Termine deuxième à la course pour la mairie de Moscou avec 27% des voix.    
  • 2013: Condamné à cinq ans de prison avec sursis après l’enquête de 2010 et à trois ans avec sursis dans une autre affaire.    
  • 2014: Passe 11 mois en résidence surveillée.    
  • 2017: Déclaré inéligible pour l’élection présidentielle de 2018.    
  • 2019: Garde à vue de 30 jours pour un appel à manifester.    
  • 20 août 2020: Empoisonné au Novitchok.    
  • 22 août 2020: Transféré dans un hôpital allemand.    
  • 21 décembre 2020: Il piège un membre des services secrets qui l’a empoisonné.    
  • 17 janvier 2021: Il retourne en Russie et est immédiatement emprisonné.    
  • 22 mars 2022: Condamné à neuf ans de prison à sécurité maximale pour avoir fraudé sa fondation.        

Difficile d’établir ou pas sa culpabilité

Au lendemain de son retour en Russie, le 18 janvier 2021,  il est emmené en prison. Il y est toujours, ayant reçu une peine de 9 ans en mars dernier.
Photo d’archives, AFP
Au lendemain de son retour en Russie, le 18 janvier 2021, il est emmené en prison. Il y est toujours, ayant reçu une peine de 9 ans en mars dernier.

En dehors de la Russie, Navalny est vu comme un prisonnier politique. Expliquant que cela est plausible puisqu’il n’y a pas de «forte séparation» en Russie entre les systèmes judiciaire et politique, Michel Roche, spécialiste de ce pays à l’UQAC, n’est «pas prêt non plus à donner à Navalny le Bon Dieu sans confession. Il a eu besoin de passablement d’argent pour financer toutes sortes de choses. Il a quand même été pendant un an au conseil d’administration de la compagnie aérienne Aeroflot. Il a aussi été un petit peu dans cette classe de gens influents et très corrompus. Le problème en Russie, c’est qu’il n’y a à peu près personne qui a pu devenir riche sans être corrompu. Mais si tu n’es plus dans les bonnes grâces du régime, c’est assez facile de trouver une preuve de corruption».


Il craint d’être torturé

Dans ce tweet du 4 mai, Alexeï Navalny exprime ses craintes d’être envoyé à la prison de Melekhovo et d’y être torturé. Selon Amnistie internationale, Navalny n’a pas accès à l’internet en prison. Il ferait passer ses messages par l’intermédiaire de ses avocats, qui ensuite les transfèrent à son équipe.
Capture d’écran tirée de Twitter
Dans ce tweet du 4 mai, Alexeï Navalny exprime ses craintes d’être envoyé à la prison de Melekhovo et d’y être torturé. Selon Amnistie internationale, Navalny n’a pas accès à l’internet en prison. Il ferait passer ses messages par l’intermédiaire de ses avocats, qui ensuite les transfèrent à son équipe.

Dans un tweet, le 4 mai, Navalny évoque ses craintes d’être transféré à la colonie pénitentiaire de Melekhovo, «où on arrache les ongles des prisonniers», écrit-il. «La dernière condamnation de Navalny fait passer son régime de détention de “général” à “strict”, il pourrait donc y être envoyé. Nous n’avons pas de rapport sur Melekhovo, mais les médias ont rapporté que des tortures, y compris des violences sexuelles, y sont pratiquées, et qu’au moins une personne serait morte sous les coups. L’administration pénitentiaire est généralement au courant de ces faits et souvent directement impliquée», a expliqué Camille Ducroquet, d’Amnistie internationale.


Empoisonné par les services secrets russes

Le 15 septembre 2020, Alexeï Navalny publie cette photo de lui et des membres de sa famille prise sur son lit d’hôpital, en Allemagne.
Photo d’archives, AFP
Le 15 septembre 2020, Alexeï Navalny publie cette photo de lui et des membres de sa famille prise sur son lit d’hôpital, en Allemagne.

Le 20 août 2020, alors qu’il est dans un avion pour Moscou, Navalny se tord de douleur. Hospitalisé, il tombe dans le coma. Son entourage suspecte un empoisonnement, qui sera confirmé après son transfert deux jours plus tard en Allemagne. Le poison Novitchok, développé et déjà utilisé par les Russes, est détecté. En décembre, Navalny, CNN et le média Bellingcat piègent au téléphone un agent des services secrets russes, qui explique que le poison a été placé dans les sous-vêtements du blogueur.


Réhabilité par Amnistie internationale

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Photo d'archives, AFP

En février 2021, Amnistie internationale crée la surprise en retirant le statut de prisonnier d’opinion de Navalny. Il le récupérera en mai de la même année. «Nos préoccupations étaient dues au fait qu’il ait tenu par le passé des propos pouvant s’apparenter à un appel à la haine susceptible de constituer une incitation à la discrimination, à la violence ou à l’hostilité. Nous combattons le racisme et toutes les formes de discrimination, où que ce soit. Mais, quel que soit son passé, Amnistie internationale estime qu’Alexeï Navalny est injustement détenu pour avoir exercé sa liberté d’expression», a déclaré Camille Ducroquet, responsable des communications pour Amnistie internationale Canada.


À cause de Tchernobyl

Navalny vient d’une famille politisée, surtout après l’accident de Tchernobyl, a-t-il dit à CNN. La famille de son père est originaire d’un village à 10 km de la centrale. Les autorités ont demandé aux habitants de planter des pommes de terre dans la poussière radioactive «pour faire croire que la situation était normale». La population quittera le village un peu plus tard. Comme il passait ses étés chez sa grand-mère, il aurait été victime de la catastrophe si elle avait eu lieu en juin plutôt qu’à la fin avril, a-t-il rapporté à Esquire en 2020. Il ajoute à CNN que les mensonges de Poutine lui rappellent ceux des dirigeants de l’ère soviétique.

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