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Les joueurs des Alouettes en grève

L’ouverture des camps d’entraînement de la LCF a été repoussée

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Photo Martin Alarie Sans la présence du personnel d’entraîneurs, des joueurs des Alouettes ont participé à des exercices légers en ce premier jour de grève de la LCF,hier à Trois-Rivières.

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Incapables d’en venir à une entente pour une nouvelle convention collective, les joueurs de la Ligue canadienne de football (LCF), dont ceux des Alouettes, ont déclenché une grève samedi soir, ce qui a eu pour effet de chambarder l’ouverture des camps d’entraînement de la majorité des équipes, dimanche. 

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Ce n’est pas une surprise. Les négociations ont frappé un mur samedi alors que la convention collective venait à échéance. Les discussions entre les deux parties, qui ont duré près de 16 heures, n’ont mené à aucun progrès significatif. 

Ces joueurs en ont profité pour aiguiser leurs réflexes.
Photo Martin Alarie
Ces joueurs en ont profité pour aiguiser leurs réflexes.

Au moment d’écrire ces lignes, les négociations sont rompues. Aucune rencontre entre le syndicat des joueurs et le comité des propriétaires n’est prévue pour lundi ou mardi. 

Toutes les équipes, sauf les Elks d’Edmonton et les Stampeders de Calgary en raison des lois du travail de l’Alberta, ont participé au débrayage dans la journée de dimanche. Une première depuis 1974. 

Au cours des négociations antérieures, le syndicat des joueurs et les propriétaires avaient toujours trouvé un terrain d’entente avant les premiers entraînements de la saison. Cette fois-ci, les joueurs ont décidé de maintenir la ligne dure à la table des négociations. 

Ils sont prêts à se tenir debout surtout qu’ils sont logés et nourris par leurs équipes depuis leur arrivée sur les sites des camps d’entraînement. 

Un bras de fer

La grève des joueurs est un coup de tonnerre pour la LCF qui a toujours été un circuit professionnel fragile sur le plan financier. La pandémie n’a rien fait pour arranger les choses. 

Pour faire preuve de bonne foi, les joueurs ont décidé de prolonger l’ancienne convention collective d’une saison en 2021. Les deux parties s’étaient entendues pour négocier un renouvellement avant la campagne 2022. 

Sans l’encadrement des entraîneurs, des joueurs ont pratiqué quelques manœuvres
Photo Martin Alarie
Sans l’encadrement des entraîneurs, des joueurs ont pratiqué quelques manœuvres

Comparativement aux autres négociations, les joueurs ont démontré qu’ils n’étaient pas prêts à accepter n’importe quoi pour joueur au football. Plusieurs d’entre eux ont profité de la pandémie pour se trouver un boulot afin de boucler leur budget. Ils sont moins dépendants de leurs revenus engrangés dans la LCF que par le passé. 

Dans le passé, la partie patronale négociait la convention collective avec la même recette. Elle amorçait les négociations seulement à quelques semaines du début des camps pour mettre de la pression sur les joueurs. Acculés au pied du mur, ces derniers acceptaient souvent de mauvaises conditions de travail. Ce n’est pas arrivé en fin de semaine. 

On pourrait assister à un changement du rapport de force dans les prochaines heures. Une chose est sûre : un long conflit de travail signerait l’arrêt de mort de ce circuit. Les deux parties le savent très bien. 

Sur le terrain, mais...

Pendant ce temps, plusieurs joueurs des Alouettes ont foulé le terrain des Diablos du cégep de Trois-Rivières, dimanche. Ils en ont profité pour se délier les muscles avec quelques exercices légers. 

Par contre, ils ont décidé de ne pas commenter les négociations entre les joueurs et les propriétaires. Ils ne portaient pas de chandail d’entraînement aux couleurs des Alouettes. Il n’y avait aucun entraîneur ou membre du personnel avec eux sur le terrain. 

Activités suspendues

En soirée, les Alouettes ont envoyé un communiqué pour indiquer que les activités du camp d’entraînement étaient suspendues jusqu’à nouvel ordre. 

« Nous sommes déçus de la tournure des événements, mais nous ne pouvons pas commenter les négociations, a mentionné le président des Alouettes, Mario Cecchini. Tout ce que nous souhaitons, c’est un règlement rapide entre les deux parties. »

– Avec la collaboration de l’Agence QMI 

Les cinq principaux points en litige  

1. Longueur de l’entente collective

Les négociations ont commencé avec une offre de 10 ans aux joueurs. La dernière proposition est de sept ans. Les joueurs trouvent cela trop long en raison des variations de l’économie. 

2. Augmentation du plafond salarial

La LCF a proposé une augmentation du plafond salarial de 18,9 millions $ aux joueurs durant la durée de l’entente. Un chiffre qui n’a pas été expliqué de façon détaillée par le commissaire Randy Ambrosie. 

3. Augmentation des entraînements avec épaulettes

Selon nos informations, les propriétaires auraient demandé une douzaine d’entraînements avec épaulettes aux joueurs de plus pour chaque saison. Un point qui pourrait être réglé assez rapidement. 

4. Ratio de joueurs canadiens

Les propriétaires voudraient six partants canadiens au lieu de sept. Une clause qui irrite au plus haut point les joueurs canadiens. 

5. Date d’échéance de la convention collective

Depuis plusieurs années, les joueurs demandent aux propriétaires de devancer la date d’échéance de leur convention collective, mais ceux-ci refusent à chaque occasion. Un point sur lequel ils sont encore inflexibles. 

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