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«On est plus unis que jamais»– Antoine Pruneau

Antoine Pruneau
Photo Ben Pelosse

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En déclenchant une grève lors de l’ouverture des camps d’entraînement, les joueurs ont lancé un message fort aux propriétaires, mais aussi aux amateurs. Ils sont prêts à se battre pour obtenir de meilleures conditions de travail.

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« On est plus unis que jamais, a indiqué l’un des représentants du Rouge et Noir d’Ottawa, Antoine Pruneau, au Journal de Montréal. C’est plate qu’on en arrive à ce point parce que tous les joueurs étaient excités de commencer leur saison de football.

« Par contre, avec les offres financières qui nous ont été présentées, ce n’est pas surprenant. Leurs offres étaient basses et irrespectueuses. »

Par exemple, la partie patronale a déposé une première offre pour un contrat de travail de 10 ans sans augmentation du plafond salarial durant l’entente. Les joueurs n’ont rien voulu savoir de cette proposition parce qu’elle ne tenait pas compte du coût de la vie et de l’inflation. 

« On est bien conscients que la LCF vient de traverser des années difficiles en raison de la pandémie, a ajouté Pruneau. Par contre, cette grève est la preuve qu’on veut se faire respecter et que nous nous rendons compte de notre valeur. »

De belles paroles ?

En février dernier, le commissaire Randy Ambrosie a rencontré les joueurs pour rétablir le lien de confiance entre les parties. Son discours avait été bien reçu et il avait mentionné qu’il souhaitait travailler en partenariat avec les joueurs. 

« Personne ne lui a tordu le bras pour qu’il vienne nous parler, a souligné Pruneau. Toutefois, avec ce qui arrive, on peut croire qu’il n’était pas honnête dans ses propos. 

« On se rend plutôt compte que les propriétaires ont donné le mandat à quelqu’un pour avoir l’entente la plus cheap possible. »

Ce n’est pas de dimanche qu’Ambrosie ne fait pas l’unanimité chez les joueurs. Durant la pandémie, il s’est mis les pieds dans les plats à plusieurs reprises lors de ses demandes d’aide au gouvernement fédéral. Ses joueurs avaient appris ses démarches par les médias. 

Cette fois-ci, si la grève perdure, il pourrait devoir rendre des comptes à ses propriétaires, mais aussi aux amateurs. La facture pourrait être lourde. 

Les cinq principaux points en litige  

1. Longueur de l’entente collective

Les négociations ont commencé avec une offre de 10 ans aux joueurs. La dernière proposition est de sept ans. Les joueurs trouvent cela trop long en raison des variations de l’économie. 

2. Augmentation du plafond salarial

La LCF a proposé une augmentation du plafond salarial de 18,9 millions $ aux joueurs durant la durée de l’entente. Un chiffre qui n’a pas été expliqué de façon détaillée par le commissaire Randy Ambrosie. 

3. Augmentation des entraînements avec épaulettes

Selon nos informations, les propriétaires auraient demandé une douzaine d’entraînements avec épaulettes aux joueurs de plus pour chaque saison. Un point qui pourrait être réglé assez rapidement. 

4. Ratio de joueurs canadiens

Les propriétaires voudraient six partants canadiens au lieu de sept. Une clause qui irrite au plus haut point les joueurs canadiens. 

5. Date d’échéance de la convention collective

Depuis plusieurs années, les joueurs demandent aux propriétaires de devancer la date d’échéance de leur convention collective, mais ceux-ci refusent à chaque occasion. Un point sur lequel ils sont encore inflexibles. 

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