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Utilisation des écrans au service de garde: Québec renonce à serrer la vis aux écoles

Un «cadre de référence» plutôt que des directives

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Photo d'archives Un enfant manipulant une tablette. Québec n’est pas prêt à aller de l’avant avec des directives strictes concernant l’usage des écrans dans les services de garde scolaires.

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Québec renonce finalement à serrer la vis aux écoles concernant l’utilisation des écrans dans les services de garde scolaires et mise davantage sur la prévention, a appris Le Journal.

• À lire aussi: Vers un meilleur encadrement des écrans au primaire

En septembre, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, avait indiqué qu’il envisageait de limiter le temps d’écran dans les services de garde scolaires, à l’issue d’une journée de consultation sur l’utilisation des écrans chez les jeunes. 

«Il va falloir faire une intervention claire» à ce chapitre, avait-il déclaré.

Or la Stratégie québécoise sur l’utilisation des écrans et la santé des jeunes, qui sera rendue publique sous peu et dont Le Journal a obtenu copie, prévoit plutôt l’élaboration d’un « cadre de référence » qui sera destiné aux «milieux éducatifs».

Son contenu permettra de «guider les intervenants quant aux meilleures pratiques», peut-on lire.

Travail à faire

Le ministre Carmant se défend de ne pas être assez proactif à ce chapitre. «Ce que la Santé publique nous dit, c’est qu’on n’a pas suffisamment d’informations et qu’il faut faire plus de recherche avant d’y aller avec des mesures aussi drastiques», a-t-il affirmé au Journal

Le plan d’action, qui mise surtout sur la promotion des saines habitudes de vie et la sensibilisation, vise d’abord à soutenir les familles qui se demandent comment gérer le temps d’écran de leur enfant, affirme M. Carmant. «C’est un des premiers objectifs», indique-t-il.

Des guides et outils seront disponibles. Des campagnes de sensibilisation sont aussi prévues.

Pas d’écran avant 2 ans

Cette stratégie vient aussi rappeler qu’aucun temps d’écran n’est recommandé pour les enfants de moins de deux ans.  

«On veut que tout le monde soit au courant que de 0 à 2 ans, c’est vraiment à proscrire, sauf dans des situations très particulières», indique le ministre.

Le temps d’écran encadré par un enseignant ou un parent est par ailleurs «différent du temps d’écran passé seul, ajoute-t-il.

«Il faut vraiment accompagner son enfant et l’encadrer, [il faut] le moins possible le laisser seul devant l’écran et s’assurer aussi que l’on montre l’exemple, comme parent», affirme M. Carmant.

D’ici trois ans, 16,5 millions $ seront alloués pour faire davantage de sensibilisation, augmenter les services et financer la recherche sur le sujet.

À ceux qui considèrent que cette stratégie n’en fait pas assez pour encadrer l’usage des écrans, le ministre rétorque qu’il n’y a pas de consensus parmi les experts: «C’est un problème qui est important. Notre but, c’est de soutenir les parents et les enseignants, et non pas de se substituer à eux.»

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