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Une Fête nationale rassembleuse à Montréal

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Les Québécois de toutes origines vont avoir l’occasion de célébrer comme il se doit la Fête nationale du Québec à Montréal, cette année marquant le retour du grand spectacle du 23 juin à la place des Festivals.

Toutes les générations seront représentées sur scène, sous le thème de circonstance «J’aime ma langue». Les vétérans Patrice Michaud et Michel Pagliaro seront accompagnés par Roxane Bruneau, FouKi, Les Louanges, Alicia Moffet, Kathia Rock, Ariane Roy, Sarahmée et Jay Scott.

Pierre-Yves Lord sera maitre de cérémonie, dans une mise en scène de Pierre Séguin qui inclura des danseurs et des musiciens pour nous en mettre plein la vue et les oreilles.

P-Y est ravi de participer à cet «échange» avec le public. «On a une belle diversité sur scène. C’est ça le Québec d’aujourd’hui, il change, il s’ouvre, il a plusieurs teintes, accents. Célébrer, c’est un exercice d’introspection et d’expression super intéressant.»

La Fête nationale se veut justement inclusive aux yeux de la chanteuse innue Kathia Rock, qui roule sa bosse depuis 25 ans et qui va d’ailleurs lancer son tout premier album, le 24 juin. «De pouvoir chanter dans ma langue c’est vraiment merveilleux, c’est une belle ouverture. Je dis tout le temps: tenons-nous la main, écoutons-nous, aidons-nous à construire une nouvelle page de notre histoire», a-t-elle souligné.

Joël Lemay / Agence QMI

Pour Patrice Michaud, ce sera déjà un troisième spectacle de la Fête nationale à Montréal, ce qu’il qualifie de «privilège». «La pression est divisée par le nombre d’artistes qui se retrouvent sur scène, et le plaisir, lui, c’est le contraire, il est décuplé!»

FouKi et son ami Jay Scott vont assurément pousser la note sur le succès «Copilote», qu’ils ont partagé en conférence de presse, mardi, au Club Soda. Pour FouKi, c’est une troisième Saint-Jean en chantant, alors que pour Jay Scott, c’est la première fois qu’il ne fêtera pas avec sa gang de Terrebonne. Alicia Moffet, qui chante habituellement en anglais, est heureuse à l’idée de revisiter de grands succès francophones. Elle pourrait même dévoiler son premier titre dans la langue de Molière, qu’elle a écrit récemment. «Je n’avais jamais essayé, ça sonne bien!»

Michel Pagliaro ne compte plus, lui, le nombre de spectacles de Fête nationale qu’il a faits au fil des ans. «Pour moi, c’est très important qu’on garde ça en français, le Québec. Il faut donner le goût de ça aussi, aux autres», a-t-il indiqué.

Ceux qui auront raté l’occasion de se rassembler dans le Quartier des spectacles pourront se reprendre grâce à la retransmission de l’événement à la télé, le 24 juin, dès 20 h, à l’antenne de TVA et d’ICI Télé, ainsi qu’à la radio (96,9 CKOI, Rythme FM, CIME et Planète).

Défilé stationnaire

La langue française sera en vedette au défilé stationnaire, grande nouveauté de 2022. Il n’y aura donc pas de traditionnel défilé, comme c’était le cas depuis 1834 jusqu’à l’interruption provoquée par la pandémie. Ce sont plutôt les gens qui vont déambuler à travers huit tableaux immersifs pour apprécier les mots, que ce soit à travers la littérature, la chanson, la poésie, les contes et légendes, les comptines ou le théâtre. On soulignera également le 100e anniversaire de la naissance de l’ancien premier ministre René Lévesque.

Ce parcours à la fois ludique, poétique et festif s’installera sur le boulevard de Maisonneuve Est, entre les rues Sanguinet et Saint-Dominique, du 23 au 25 juin.

Sentiment de fierté

Tous les quartiers de la métropole auront aussi le cœur à la fête, les 23 et 24 juin. Une cinquantaine d’activités familiales et inclusives seront organisées. On a d’ailleurs honoré mardi Michel Pauzé en lui remettant le prix Artisan, lui qui organise depuis 10 ans la Fête nationale au parc Laurier.

«La Fête nationale, c’est aussi une occasion de fierté. Elle est beaucoup plus inclusive, les communautés culturelles sont très présentes maintenant, elles viennent, elles participent, c’est contagieux d’une certaine façon. C’est important pour le sentiment d’appartenance, c’est ça qu’on veut développer à Montréal», a dit Louise Harel, qui préside depuis six ans le Comité de la Fête nationale du Québec à Montréal.  

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