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Photo AFP Les joueurs de l’Avalanche du ­­Colorado ont félicité le gardien Pavel Francouz après avoir éliminé en quatre matchs les ­­Predators de Nashville, lundi dernier.

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Avez-vous frappé dans le mille avec vos prédictions pour les séries de premier tour de la Coupe Stanley ? Si c’est le cas, vous jurez de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ? Levez la main droite et dites « je le jure ». Et pas de niaisage avec le puck. On vous a à l’œil ! Tenez-vous-le pour dit.

Peut-être que j’oublie avec l’âge, mais je ne me rappelle pas avoir vu des séries de premier tour aussi enlevantes et palpitantes que celles de cette année.

Oui, il y a eu des matchs à sens unique, mais les dindons de la farce trouvaient le moyen de rebondir lors de la rencontre suivante.

On a eu droit à des buts et encore des buts !

Et à des pénalités en masse aussi, une nouveauté en séries éliminatoires.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai bien aimé.

J’avais beau être en vacances la semaine dernière, il y avait beau faire un temps splendide, je suis resté cloué devant mon téléviseur.

Cinq en huit

Je vous entends me demander mes prédictions.

J’ai prédit en nombre exact de matchs les victoires des Panthers de la Floride (en six contre Washington), du Lightning de Tampa Bay (en sept contre les Leafs) et des Oilers d’Edmonton (en sept contre les Kings de Los Angeles).

Les Flames de Calgary ont eu besoin de sept rencontres, au lieu de six, pour éliminer les Stars de Dallas.

Quant à l’Avalanche du Colorado, elle a enseveli les Predators en quatre matchs, alors que j’avais concédé une victoire à l’équipe de Nashville.

L’Avalanche est en mission, qu’on se le dise.

Pour une deuxième année d’affilée, c’est mon choix pour la coupe en finale contre le Lightning.

Enfin, je me suis gouré avec les Penguins de Pittsburgh, les Bruins de Boston et le Wild du Minnesota.

J’anticipais une victoire des Penguins en sept matchs sur les Rangers. C’est un tout petit but en prolongation qui a fait pencher la balance en faveur de New York dans le match ultime.

Le Wild, que j’avais choisi pour vaincre les Blues de St. Louis en sept rencontres, s’est éclipsé au bout de six matchs. 

Attention aux chiffres !

On peut sortir toutes les statistiques que l’on veut, ce n’est pas toujours la meilleure équipe sur papier qui gagne la coupe Stanley.

Je me souviendrai toujours d’une déclaration de Wayne Gretzky lorsque la Ligue nationale avait invité les amateurs à identifier les 10 plus grandes formations championnes de la coupe Stanley dans le cadre des festivités de son centenaire.

Comme tout scrutin du genre, l’exercice était subjectif.

Les résultats allaient comme suit : 

  • 1 - les Oilers d’Edmonton de 1984-1985 ; 
  • 2 - les Penguins de Pittsburgh de 1991-1992 ; 
  • 3 - le Canadien de 1976-1977, qui n’avait subi que huit défaites en saison régulière ; 
  • 4 - les Oilers de 1987-1988 ; 
  • 5 - les Oilers de 1986-1987 ; 
  • 6 - les Red Wings de Detroit de 1997-1998 ; 
  • 7 - les Islanders de New York de 1982-1983 ; 
  • 8 - le Canadien de 1977-1978 ; 
  • 9 - les Oilers de 1983-1984 ; 
  • 10 - les Red Wings de 2001-2002.

Les partisans des grandes équipes des Oilers dont Gretzky était capitaine avaient voté en grand nombre, semble-t-il.

Le Canadien de 1971

Gretzky, qui était porte-parole de la LNH pour ses 100 ans, avait toutefois dit une chose intéressante en rapport avec le Canadien lors du dévoilement du scrutin.

Ça se passait lors d’une conférence de presse avant un match de la finale de 2017 à Nashville, série qui opposait les Predators aux Penguins

Il avait parlé de l’édition 1970-1971 du Canadien, qui avait déjoué les pronostics en éliminant au premier tour les Big Bad Bruins de mon pupitreur Jean-Claude Grenier avec un recrue devant le filet appelé Ken Dryden, pour éventuellement se rendre jusqu’à la conquête de la grosse coupe.

Qu’est-ce que cette équipe avait de si particulier ? avais-je demandé à Gretzky.

« Ce n’était pas la meilleure équipe, mais c’était la plus unie », avait-il répondu.

« C’est la chose que j’ai voulu mettre en place chez les Oilers quand je suis devenu capitaine. »

C’est probablement le plus bel hommage jamais rendu à cette formation du CH, dont Jean Béliveau était capitaine.

M. Béliveau a dû être heureux de l’entendre là où il est, lui qui désirait que l’on se souvienne de lui comme ayant été un bon coéquipier.

Pas question de gager !

Mais qu’on ne se trompe pas au sujet des huit équipes qui feront les frais des séries de deuxième tour. Elles n’ont pas volé leur place et devraient nous tenir encore sur le bout de nos sièges.

Mes choix : le Lightning en sept contre les Panthers ; les Hurricanes en six contre les Rangers ; l’Avalanche en six contre les Blues ; et les Flames en sept contre les Oilers.

Ne comptez pas sur moi, cependant, pour mettre un sou là-dessus.

À part l’Avalanche, peut-être...

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