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Promis depuis plus de 20 ans, le Dossier santé numérique sera testé à la fin de 2022

À terme, toutes les informations de santé seront concentrées en un seul endroit

CHSLD
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Au début de la pandémie, le gouvernement du Québec comptabilisait les décès de la COVID-19 par télécopieur et par la poste, ce qui avait entraîné des erreurs et des délais dans le décompte des morts. Ce système archaïque est toujours en vigueur.

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Promis depuis plus de vingt ans, le Dossier santé numérique sera testé à compter de la fin de l’année, dans le cadre d’investissements de 951 millions $ sur trois ans pour moderniser le réseau de la santé.

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Le ministre de la Santé, Christian Dubé, annoncera mercredi l’octroi de sommes importantes, a appris notre Bureau parlementaire. 

Ainsi, 421 M$ iront à créer des projets numériques, comme les tableaux de bord annoncés mardi par Québec, de même qu’une gestion en ligne des finances, achats et ressources humaines. 

Mais pour le patient, l’élément le plus concret sera l’arrivée du Dossier santé numérique (DSN), une promesse qui a pris diverses formes depuis la fin des années 1990.

Dès la fin de 2022, l’outil sera testé pour une période de deux ans au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal et au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Les appels d’offres seront lancés mercredi.

À terme, le DSN est censé permettre au professionnel de la santé, aussi bien qu’au patient, d’accéder à toutes les informations de santé en un seul endroit. Finie, la chasse aux dossiers d’un établissement à l’autre. 

Une source gouvernementale explique que Québec souhaite déployer le DSN graduellement, afin d'éviter les dérapages. 

Par le passé, Québec a englouti deux milliards $ dans l’informatisation du réseau de la santé, sans grand succès. 

Mettre fin au papier

À ce montant, s’ajoute une somme de 292,5 M$ consacrée à optimiser le réseau de télécommunication des établissements de santé, en plus de rehausser la cybersécurité et de migrer vers l’infonuagique. 

Finalement, un autre montant de 238 M$ sera réservé à des projets qui visent à se débarrasser des fax, chemises en papier et autres paperasses qui encombrent les comptoirs des hôpitaux et compliquent la tâche des travailleurs.

Ce système archaïque avait démontré toute son inefficacité au début de la pandémie, lorsque Québec s’était retrouvé incapable d’avoir une vue d’ensemble des besoins sur le terrain.

Le fax, «triste symbole»

Ces investissements, explique-t-on à Québec, s’inscrivent dans le plan présenté par le ministre Dubé pour transformer le réseau de la santé.

«L’utilisation anachronique du fax dans les hôpitaux est devenue le triste symbole d’un retard en matière de développement des technologies de l’information. Un grand chantier de modernisation numérique est nécessaire», écrivait le ministre dans le document présenté en mars dernier. 

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