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Montréal: au moins 28 M$ de plus pour restaurer l’hôtel de ville

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Photo d'Archives, Agence QMI

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La restauration de l’hôtel de ville de Montréal coûtera encore 28 millions de plus que prévu et a pris un retard de plus d’un an.

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«Ça commence à être beaucoup, beaucoup d’argent, Madame la Présidente», a lancé le chef de l’opposition officielle Aref Salem, lors de la réunion du conseil municipal d’hier.

Il commentait le dossier de la réfection majeure de l’hôtel de ville de Montréal. 

L’administration de Valérie Plante a révélé hier que le coût du projet atteint maintenant 168 M$, alors qu’il était évalué à 140 M$ en décembre 2020.

«On parle de 28 M$ de dollars de plus. C’est à peu près 16,7 % d’augmentation», a souligné M. Salem.

«Combien de plus on va payer éventuellement avec ce projet-là? Il doit y avoir une limite à ce qu’on doit dépenser», a-t-il poursuivi.

Depuis 2015, les dépenses engendrées par ce projet ont quintuplé, car elles étaient au départ évaluées à seulement 30 M$.

En entrevue avec Le Journal en décembre 2020, le président du comité exécutif de l’époque, Benoit Dorais, avait prévenu que son administration « faisait tout » pour rester sous les 140 M$, mais il avait averti que cela pouvait encore augmenter.

16 mois de plus en chantier

Fermé depuis le printemps 2019, l’hôtel de ville devait au départ rouvrir ses portes au printemps 2022.

Or, voilà que le bâtiment patrimonial doit maintenant demeurer en construction jusqu’en octobre 2023, portant à 16 mois le retard du chantier.

Pendant les travaux, les employés municipaux et les élus travaillent dans l’édifice Lucien-Saulnier, situé juste à côté. 

En réponse à M. Salem, la responsable des immeubles au comité exécutif et mairesse de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, a défendu la gestion du dossier de son administration.

Elle a évoqué le fait que les retards et les dépassements de coûts étaient non seulement liés aux mesures sanitaires des dernières années, mais aussi entre autres à l’enjeu de la restauration d’un bâtiment ancien.

«La rénovation d’un vieux bâtiment signifie que, quand on ouvre les murs, on trouve de vieux fils, de vieux tuyaux, de l’amiante», a-t-elle mentionné.

L’administration a également décidé par exemple de restaurer les vitraux d’origine plutôt que de les remplacer.

«Il faut trouver des artisans qui font ça. On les trouve sur les doigts de la main», fait-elle valoir.

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