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Un doyen de l’armée canadienne s’éteint à 106 ans

Le centenaire était caporal lors du dernier conflit mondial

Doyen-Armée
Photo courtoisie Joseph-Antoine Ranco au Collège militaire royal de Saint-Jean en 2019.

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Un résident des Laurentides, qui était sans doute le doyen des vétérans canadiens de la Deuxième Guerre mondiale, vient de s’éteindre à 106 ans.

«C’était un homme très optimiste, très joyeux, qui adorait la vie. Ça a sûrement aidé pour se rendre jusqu’à 106 ans», raconte sa fille Marilyn-Ann Ranco. 

En 1942, Joseph-Antoine Ranco s’est enrôlé volontairement dans l’armée. Il a peu après rejoint les rangs du Corps Provost, qui comprenait l’ensemble des policiers militaires canadiens durant la guerre.

Le caporal Ranco a été stationné à Montréal, où il avait la tâche de patrouiller dans les rues de la métropole et d’enquêter afin de trouver les déserteurs et tenter de les ramener dans le giron des Forces armées canadiennes (FAC).

«Il a beaucoup apprécié son temps dans l’armée. Ce n’était pas un homme qui était proguerre, mais il voyait cela comme son devoir. C’était un homme de paix», affirme Mme Ranco. 

Si certains de ses confrères du Corps Provost ont été déployés en Angleterre, puis en Italie et en France, Joseph-Antoine Ranco n’a pas quitté le sol canadien puisqu’il portait des lunettes. 

«Évidemment qu’un militaire qui aurait perdu ses verres n’aurait pas pu poursuivre son chemin», rigole sa fille.

Après la guerre 

Joseph-Antoine Ranco, surnommé « Peppy », a terminé son service militaire après la guerre et a fait carrière comme chimiste à Montréal. 

Dans les dernières années de sa vie, son amitié avec ses confrères des FAC a été très importante. Ils se sont rencontrés à de nombreuses occasions, notamment lors de cérémonies honorifiques.  

«C’était un type très généreux, honnête. Il ne se mettait pas en valeur, même s’il avait eu raison de le faire. Il avait quand même fait la Deuxième Guerre mondiale», précise le major à la retraite Jean-Guy Plante, qui l’a rencontré à plusieurs reprises lors d’événements.

Le dernier survivant du Corps Provost a en effet reçu la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale en 2019. Un peloton de policiers militaires porte également son nom.

À 105 ans, le résident de l’Estérel, dans les Laurentides, était même allé rencontrer les membres de ce peloton en tant que mentor, au cours d’un exercice au Collège militaire royal de Saint-Jean.

Forme physique 

Féroce joueur de hockey et de baseball, le caporal Ranco a participé à de nombreuses compétitions militaires. 

«Quand l’équipe adverse savait que Peppy était dans la compétition, elle savait qu’elle allait perdre», lance Mme Ranco.

Joseph-Antoine Ranco a conservé cette forme physique jusqu’à la toute fin de sa vie. Il a conduit sa voiture jusqu’à 103 ans et faisait toujours du vélo stationnaire quelques jours avant sa mort. 

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