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Is this a joke ?

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J’ai une idée de numéro absolument hilarant pour les prochains galas de ComediHa! cet été. 

Un humoriste n’aurait qu’à reprendre certains éditoriaux ou chroniques publiés récemment dans les journaux anglos au Canada, les traduire en français, et en lire des extraits sur scène. Bingo ! Rires assurés !

Je vous jure, vous allez pisser dans vos culottes !

PURIFICATION LINGUISTIQUE ?

L’humoriste qui voudrait écrire ce numéro n’aurait qu’à traduire le dernier éditorial de Kelly McParland paru lundi dans le National Post.

Le chroniqueur affirme le plus sérieusement du monde que le but du projet de loi 96 est de « purifier l’air du Québec pour qu’on n’y entende plus le son de l’anglais ». 

Rien que ça, déjà on se tape sur les cuisses. 

On continue la lecture : « Au Québec, l’anglais sous toutes ses formes est considéré comme une menace à l’existence même de la culture québécoise et doit être pourchassé dans un coin, ou encore éliminé au complet ».

On s’esclaffe, on se marre ! Sa vision du Québec est tellement caricaturale. On n’aura pas autant ri que depuis que le magazine français Elle à Table a qualifié Ricardo de « gentleman trappeur » et d’« ambassadeur de la Nouvelle-France ».

Monsieur McParland s’inquiète de l’adoption de la loi 96 : « Est-ce que des logiciels d’espionnage seront placés dans les cafés de Montréal pour surveiller le nombre de cafés commandés en anglais ? »

On rigole, on se divertit ! 

Le chroniqueur explique à ses lecteurs de Kapuskasing en Ontario, ou de FlinFlon au Manitoba, qu’au Québec : « l’utilisation de l’anglais est réservée à la maison ou à un cercle limité de participants consentants, hors d’écoute des ardents francophones qui ne veulent pas être dérangés par des rappels de son existence ». 

Wô, ils en fument du bon à Toronto ! 

Ben oui, chose, on déteste tellement l’anglais au Québec, on ne supporte tellement pas d’en entendre le moindre mot... que notre belle Charlotte Cardin vient de triompher aux Juno avec un album (Phoenix) dont douze chansons sur treize sont « in English ».

« Un de ces jours, les anglophones vivant au Québec comprendront le message qu’ils ne sont vraiment pas bienvenus », ajoute le chroniqueur du National Post

Sans doute qu’il n’a jamais entendu parler de McGill, Concordia, Bishop’s, Dawson, John-Abbott, Marianapolis, Vanier, le Jewish, le Children, le CUSM, The Jeffery Hale – Saint Brigid’s Hospital, le Centaur, le Segal Centre for the Performing Arts, etc...

Mais attendez. Vous allez vraiment pouffer de rire quand vous allez entendre à quelle conclusion en arrive ce chroniqueur.

Il conclut, tenez-vous bien, que le Québec devrait prendre l’exemple sur l’Ontario... pour sa façon de traiter les minorités linguistiques. 

L’Ontario, toi ! On se bidonne. On se dilate la rate. Que dis-je, on se désopile !

Au pays de Doug Ford, « les francophones sont traités avec beaucoup plus de respect » que les anglos du Québec. Oui Madame ! Yes sir ! 

« Il est juste de dire que l’Ontario traite sa minorité (francophone) avec plus d’attention, de respect et d’efforts d’accommodement » que le Québec ne le fait avec sa minorité (anglophone). 

Et le chroniqueur de conclure : « Une population qui a confiance en elle n’a pas besoin de diminuer les autres pour se sentir forte ».

JUST FOR LAUGHS

Décidément, Kelly McParland devrait déjà être en lice pour un prix spécial au prochain gala Les Olivier. 

Dans la catégorie « Humour involontaire ».

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