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Le beau fleuron du Canadien

Canadiens
Photo Pierre-Paul Poulin Pierre Boivin, Geneviève Paquette et Réjean Houle hier lors de la remise des dons de la Fondation du Canadien pour l’enfance.

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La Fondation du Canadien pour l’enfance vient de faire à nouveau le bonheur de milliers de jeunes. Son conseil d’administration a annoncé, hier, une remise de dons totalisant près de 570 000 $ à 41 organismes québécois œuvrant pour le bien-être des enfants dans le besoin.

Depuis sa création en 2000, la fondation a distribué 37,5 millions $ pour venir en aide à des jeunes vivant dans des milieux défavorisés. 

Une partie de cette somme a servi à la construction de 11 patinoires réfrigérées extérieures dans la province, neuf d’entre elles étant situées dans le grand Montréal. Pas moins de 900 organismes humanitaires ont bénéficié d’octrois de la fondation.

Son fondateur Pierre Boivin et ses principaux acolytes Geneviève Paquette et Réjean Houle ont toutes les raisons d’être fiers de ces résultats.

Donner pour les bonnes raisons

C’est à la suite d’une tournée des équipes de la Ligue nationale de hockey que Boivin a eu l’idée de lancer la fondation.

« J’en étais à mes débuts comme président du Canadien et je devais me familiariser avec ce qui se faisait dans un milieu de travail qui était nouveau pour moi. Plusieurs équipes avaient leur fondation », raconte Boivin.

« Ici, l’organisation tenait deux tournois de golf par année pour remercier ses commanditaires. Un qui servait de lancement au camp d’entraînement de l’équipe et de la nouvelle saison. L’autre avait lieu à la fin de la campagne. Ça nous coûtait quelque chose comme 75 000 $ pour recevoir tout ce monde ».

« Plutôt que de continuer dans la même direction, j’ai suggéré qu’on recueille à la place de l’argent auprès de nos partenaires commerciaux, qui serait versé dans un fonds visant à soutenir des organismes communautaires pour les jeunes. J’étais sûr que les gens d’affaires et les entreprises répondraient à l’appel », se souvient-il.

L’argent s’accumule

Boivin a vu juste.

Lors des premières années, le tournoi de golf présenté quelques jours avant le camp d’entraînement rapportait entre 240 000 $ et 250 000 $ dans les coffres de la fondation.

Avant la pandémie de COVID-19, les sommes recueillies se chiffraient entre 500 000 $ et 600 000 $.

Boivin ne manque pas de mentionner qu’il a pu profiter de l’expertise de Pierre Ladouceur, qui occupait les fonctions de vice-président, marketing et communications du Canadien, à son arrivée à la présidence.

Ladouceur, qui possède sa propre boîte de marketing aujourd’hui, est réputé. C’est lui qui a mené le projet de construction du Manoir Ronald
McDonald situé près de l’hôpital Sainte-Justine. 

Pierre a été impliqué de près, soit dit en passant, dans l’ouverture du premier restaurant McDonald’s à Moscou. La chaîne a d’ailleurs annoncé, lundi, qu’elle se retirait définitivement de la Russie en raison de la guerre que Vladimir Poutine livre à l’Ukraine.

Le projet phare

Au fil du temps, la Fondation du Canadien a révisé ses objectifs. En 2009, elle a eu la brillante idée de bâtir des patinoires réfrigérées extérieures afin de favoriser l’activité physique chez les jeunes.

D’où l’appellation du programme Bleu Blanc Bouge, qui chapeaute cette belle initiative.

Dans les premiers temps, les coûts de construction de ces patinoires, qui servent aussi l’été pour la pratique d’autres sports, variaient entre 1,2 et 1,3 million. Aujourd’hui, il en coûte entre 1,7 et 1,8 million pour construire ces surfaces.

« On est une organisation sportive, on est au sommet de la pyramide. Il faut donner l’exemple », dit Boivin.

« On peut influencer les jeunes de la bonne façon. On rejoint avec ces patinoires ceux qui ne font pas assez d’activités physiques. »

Le sport est une bonne école de vie.

On ne le dira jamais assez.

Idée à étudier sérieusement  

Dans son rapport au gouvernement Legault, le Comité québécois sur le développement du hockey recommande la construction de patinoires extérieures réfrigérées dotées de toits.

Pas bête !

S’ils peuvent en faire en Europe, on en est capables aussi au Québec.

Ça coûte moins cher que des nouveaux arénas.

Les patinoires sont déjà là

Pourquoi les villes de Montréal, Laval et Longueuil ne recouvreraient pas les patinoires qui leur ont été données par le programme Bleu Blanc Bouge ?

« C’est une très bonne idée ! » acquiescent à l’unisson Pierre Boivin et Réjean Houle.

« Tout est une question de moyens financiers, ajoute Boivin.

« La Ville qui reçoit une de nos patinoires doit s’engager à bien l’entretenir à long terme. 

« Mais, à un moment donné, on risque de manquer de municipalités ayant les ressources financières pour le faire. »

De l’aide pour Joliette

Geneviève Paquette siégeait au sein du Conseil québécois sur le développement du hockey. Elle signale que Joliette a bénéficié d’une aide financière de Québec pour la construction du toit de sa patinoire.

« On est en mode réflexion, reprend Boivin.

« On s’interroge sur la prochaine étape à suivre. Est-ce que nos patinoires devraient être plus petites ? Est-ce qu’on devrait munir d’un toit celles déjà bâties ?

« On se donne jusqu’à l’automne pour y penser. »

Les jeunes qui jouaient au hockey à l’extérieur autrefois n’en sont pas morts. Au contraire, c’est très agréable, vous diront ceux qui ont eu cette chance.

Il faut aussi prendre en considération les changements climatiques. Nos hivers sont moins rigoureux.

Le climat se prête à la construction de patinoires extérieures réfrigérées.

Il faut y penser sérieusement.

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