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Mouska Chanvre mise sur les fleurs

Ses produits faibles en THC, mais riches en CBD sont depuis peu disponibles à la SQDC

(PHOTO DIANE TREMBLAY)
Vincent Bernier et son père Conrad con
Photo Diane Tremblay Vincent Bernier et son père, Conrad, les patrons de Mouska Chanvre, dans les installations de Saint-Lambert-de-Lauzon, sur la Rive-Sud de Québec.

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Une ferme de la Rive-Sud de Québec veut percer le nouveau marché de la culture de chanvre et prévoit une croissance de 25 % par année de son chiffre d’affaires avec ses produits qui viennent d’arriver sur les tablettes de la SQDC.

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Mouska Chanvre de Saint-Lambert-de-Lauzon produit du chanvre dont les fleurs présentent un taux de CBD variant de 12 % à 17 %. 

À l’origine, l’entreprise produisait seulement des graines de chanvre destinées à l’industrie agroalimentaire, comme super-aliment que l’on ajoute aux recettes ou qu’on mélange aux céréales. 

Toutefois, avec la légalisation du cannabis, cela a ouvert les portes à un nouveau marché pour les fleurs de chanvre qui contiennent du CBD (cannabidiol), mais qui ne sont pas psychotropes. Il s’agit en fait d’une des nombreuses molécules du cannabis. 

« Plus la fleur possède un pourcentage élevé de CBD, plus elle a des propriétés », explique Vincent Bernier, président et cofondateur de Mouska Chanvre. 

Selon lui, le type de plantes qu’ils utilisent produit très peu de tétrahydrocannabinol (THC). 

Toutefois, elles font l’objet des mêmes règlements que le cannabis.  

Une histoire de famille

L’entreprise a commencé ses activités à Kamouraska avant de déménager à Saint-Lambert. Pour la famille Bernier, il s’agissait d’un choix logique puisqu’elle est issue de ce milieu. Le père de M. Bernier, Conrad, exploitait une ferme de moutons dans la localité, en plus de travailler comme agronome. Il a transmis la passion à ses fils, dont Vincent qui s’est orienté vers l’exploitation de chanvre. M. Bernier père est aussi impliqué dans Mouska Chanvre. 

Plus populaire 

« Le chanvre a commencé à être plus populaire principalement pour la graine, il y a une dizaine d’années, mais la législation ne nous permettait pas à l’époque de faire ce qu’on fait aujourd’hui », a ajouté Conrad Bernier, cofondateur. 

« Avant, on pouvait utiliser juste la graine, tandis que là, on peut utiliser toute la plante », souligne-t-il. 

« En vieillissant, on a mal un peu partout. Le CBD, c’est un bon calmant et un bon antidouleur et ce n’est pas dommageable. Donc, cela nous a intéressés. On savait qu’il y avait beaucoup d’avenir. Ça fait cinq ans qu’on travaille là-dessus et c’est beaucoup d’ouvrage », a affirmé Marielle Arcand-Bernier qui a participé aussi au démarrage du projet. 

Les premières années ont été consacrées à la recherche et au développement.  

Cette culture demeure peu répandue au Québec. En 2015, il y avait huit producteurs au premier congrès de l’industrie. Aujourd’hui, M. Bernier estime qu’il y a une vingtaine de joueurs. 

Plusieurs autres produits à venir

Depuis quelques semaines, l’entreprise est présente sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis (SQDC) sous la marque La Seigneurie. Elle y vend Les Fleurs de la Marquise et bientôt Les Joints du Baron.  

Un des produits à base de fleurs de chanvre de l’entreprise.
Photo Diane Tremblay
Un des produits à base de fleurs de chanvre de l’entreprise.

« On a plusieurs autres produits qui sont en développement actuellement », affirme Conrad Bernier. 

Pour monter leur modèle d’affaires, les fondateurs se sont entourés d’investisseurs privés et institutionnels. Cette année, l’entreprise compte produire 2000 plants. Au cours des prochaines années, elle veut augmenter le nombre de serres pour cultiver encore plus. 

« Notre objectif, c’est de devenir le plus grand producteur de chanvre au Québec et on veut aussi développer le marché dans le reste du Canada », confie Vincent Bernier.  

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