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Groupe Capitales Médias: la ministre Pascale St-Onge pourrait avoir à s’expliquer

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Le nouvel avocat représentant les retraités de Groupe Capitales Médias (GCM) devant le Tribunal administratif du travail compte assigner comme témoin la ministre fédérale Pascale St-Onge afin qu’elle vienne expliquer pourquoi ses clients n’ont pas eu droit au même traitement que les employés de La Presse.

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En toute fin de journée hier, Me François Leduc, qui a pris à bras-le-corps le dossier des retraités après la démission de Me Estelle Tremblay, a confirmé au Journal son intention d’assigner la ministre comme témoin lors de la reprise des audiences en octobre prochain. 

Mme St-Onge, qui a été employée à La Presse, a également occupé la présidence de la Fédération nationale des communications affiliée à la CSN – aujourd’hui la Fédération nationale des communications et de la culture.

« Ce qui nous intéresse, c’est de savoir dans quelle mesure la CSN a pris la peine de valider l’hypothèse de la continuité du régime qui s’est appliqué à La Presse. Et Mme St-Onge était une employée de La Presse au moment où elle était présidente de la Fédération nationale des communications. C’est les mêmes acteurs. Comme on dit généralement : “Pour les mêmes problèmes, il y a les mêmes solutions”. Alors, c’est curieux qu’on ait dévié. Ç’a marché à La Presse, mais pas avec les retraités de Groupe Capitales Médias », a dit Me Leduc.

Pertes

La fermeture du fonds de retraite a fait perdre aux retraités entre 25 et 30 % de leurs revenus, en plus de les priver de leur régime d’assurance collective. 

Éric Thibault, qui était conseiller syndical à la FNC à l’époque, a expliqué devant le Tribunal que dès l’avis de faillite, le syndicat a cherché une avenue pour sauver les actifs des retraités. Comme il y avait beaucoup d’interventions à faire, c’est Mme St-Onge qui a « pris sous son aile » le dossier des retraités, a indiqué M. Thibault. 

« Mme St-Onge a essayé de prendre contact avec les Desmarais pour voir s’il était possible de poser des gestes pour remettre à flot le fonds de pension parce qu’on [les] tient un petit peu responsables depuis 2014, même un peu avant, des déficits qui se sont accumulés et qui n’ont jamais été renfloués. »

Craintes

Dès l’annonce de la vente des quotidiens de Gesca à Martin Cauchon en 2015, le syndicat a eu des craintes sur les capacités financières du nouvel acquéreur à faire face à ses obligations financières, a ajouté M. Thibault qui s’est présenté comme un avocat à la retraite.

« On a fait faire l’analyse et on s’est fait répondre que, bien qu’il y ait des aspects préoccupants, la transaction était légale », a-t-il souligné.

« C’est évident que nos craintes, c’étaient les ressources de l’acquéreur. Il avait mis tous ses biens en fiducie. On avait des craintes sur les capacités financières de l’acquéreur d’assumer ses responsabilités », a ajouté le témoin.

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