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Code vestimentaire: elle est tannée du double standard

Une élève de première secondaire fait pression sur la direction de son école en lançant une pétition

GEN - NELLY-ROSE AUBIN
Photo Martin Alarie Nelly-Rose Aubin, 12 ans, a lancé une pétition pour que l’école Cap-Jeunesse, à Saint-Jérôme, apporte des modifications à son code vestimentaire.

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Des élèves d’une école secondaire de Saint-Jérôme, mécontents de l’inégalité qui persiste entre les filles et garçons, réclament une réforme du code vestimentaire dans les écoles québécoises.

• À lire aussi: École secondaire d'Ottawa: colère après une vérification du code vestimentaire «humiliante»

Après que des controverses eurent ébranlé des établissements d’Ottawa et Montréal, la jeune Nelly-Rose Aubin a décidé de prendre les choses en mains pour changer les choses à l’école Cap-Jeunesse, à Saint-Jérôme.

L’élève de première secondaire a ainsi lancé une pétition dans l’espoir que le code de vie de l’école soit révisé. Pas moins de 226 personnes ont signé la missive.

« Ça se voit que [mes collègues] attendaient vraiment que quelqu’un prenne la décision de le faire. J’espère vraiment que ça ne va pas juste changer à mon école et que ça va rester dans le temps », indique la fillette de 12 ans.

Plusieurs critiques

Elle déplore essentiellement un double standard face à l’encadrement du code vestimentaire entre les filles et les garçons.

Par exemple, le personnel doit s’assurer que les jupes soient dix centimètres au-dessus des genoux, maximum. Cette règle serait aussi appliquée pour les pantalons courts, avance Nelly-Rose.

« Il y avait des journées plus chaudes et on voyait des garçons avec des shorts plus courts, et nous, on devait faire vraiment attention avec les surveillants », illustre-t-elle.

Cette règle peut même complexer les filles qui ont de plus longues jambes et qui ne trouvent pas de pièces de vêtements appropriées, ajoute sa mère, Geneviève Pelletier.

Nelly-Rose déplore également que les filles n’aient pas de polos avec des boutons pour cacher leur poitrine ou encore l’interdiction de porter des leggings à moins d’avoir un survêtement.

« S’il y a du monde qui est en faveur de changer le code de vie, on va mettre en branle le processus de consultation », a fait valoir Dominic Fauvel, le directeur de Cap-Jeunesse.

Rappelons que le code vestimentaire est établi localement par le conseil d’établissement pour toutes les écoles de la province.

Pas généralisé

Les divers intervenants consultés par Le Journal estiment que les situations controversées décriées dans les médias sont isolées et non représentatives de l’ensemble des écoles.

« Il n’y a pas de problématiques majeures, honnêtement », considère Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. 

Tout en tenant compte de l’avis des élèves, des ajustements sont faits selon « les différentes modes », ajoute-t-il.

Il s’agit donc d’un débat qui continuera de faire surface année après année.

« Il y a une autre génération dans dix ans qui va arriver et qui va avoir d’autres préoccupations », résume Kevin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec.

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