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«On est complet tous les soirs»: le nightlife de Québec reprend vie

Des bars et discothèques n’ont jamais été aussi achalandés que depuis ce printemps

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Zach Filali, gérant au Dagobert, dit que les gens ont besoin de s’évader après deux années de privation en raison de la COVID.

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Pratiquement réduite à néant durant la pandémie, la vie nocturne renaît de ses cendres à Québec alors que le besoin de faire la fête jusqu’au petit matin a rarement été aussi grand dans la capitale.

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«On n’a jamais vécu ça en 45 ans d’existence, c’était même un peu chaotique au début!» lance en riant le propriétaire de l’emblématique Dagobert, Jean-Frédéric Laberge.

Dès la levée de l’interdiction de la danse dans les bars, des milliers de jeunes adultes qui ont atteint la majorité durant la pandémie et qui n’avaient jamais vraiment goûté au nightlife de Québec ont envahi son établissement.

Quebec
Photo Stevens Leblanc

Pendant plusieurs semaines, des files de 1000 à 1500 personnes s’étiraient devant son établissement jusqu’à 1 h 30 avant l’ouverture des portes, habituées à la fermeture des bars à minuit.

«Ce n’est pas mêlant, on est complet tous les soirs. En 2022, ça va être notre meilleure année. On sent un regain de popularité des boîtes de nuit qui avait diminué depuis les années 1990», affirme M. Laberge.

L’établissement de Grande Allée connaît un achalandage fulgurant ce printemps, comme en témoigne la photo prise dans les semaines suivant le déconfinement de la danse et le retour de la pleine capacité dans les bars.
Photo Jérémy Bernier
L’établissement de Grande Allée connaît un achalandage fulgurant ce printemps, comme en témoigne la photo prise dans les semaines suivant le déconfinement de la danse et le retour de la pleine capacité dans les bars.

«Besoin de s’évader»

«[Les gens] avaient besoin de s’évader, de sortir après deux ans de pandémie», analyse Zach Filali, gérant au Dagobert.

Quebec
Photo Stevens Leblanc

La discothèque de la Grande Allée ne semble pas un cas isolé alors que plusieurs établissements licenciés ont vu leur chiffre d’affaires bondir considérablement depuis le début de l’année.

C’est le cas du Ninkasi, sur la rue Saint-Jean, reconnu pour ses soirées karaoké.

Selon le propriétaire Mathieu Cloutier, le bar a connu ses meilleures semaines à vie dans le dernier mois, hors Festival d’été de Québec.

«On voit que les habitudes ont changé. La clientèle de restauration a diminué, mais celle qui veut festoyer est plus forte que jamais», observe-t-il.

De bon augure pour l’été

Jonathan Ollat, copropriétaire du bistro L’Atelier, évoque aussi des recettes « définitivement » supérieures à 2019.

La clientèle est de retour et certains ne se privent pas de venir plus souvent, après avoir limité leurs dépenses pendant la pandémie.

L’engouement est d’ailleurs palpable pour l’ouverture officielle des terrasses du 9 au 12 juin sur la Grande Allée, selon lui.

«C’est pour ça qu’on a voulu faire un événement sur quatre jours et non pas faire une ouverture des terrasses comme on le faisait auparavant juste sur une journée», signale celui qui est aussi copropriétaire du restaurant Ophelia.

«Ça roule au plancher»

Tout indique que cet enthousiasme va se maintenir durant l’été, selon Normand Gosselin, directeur général de la discothèque La Boîte de Nuit dans Saint-Roch, qui a ouvert il y a un mois.

«Ça roule au plancher, lance-t-il. Depuis l’ouverture, honnêtement, c’est plein. On a des réservations jusqu’au mois de juillet en ce moment. Le monde s’arrache les banquettes! On est vraiment chanceux.»

Des commerçants aux anges  

«On a perdu des habitués durant la pandémie. Mais l’achalandage total est plus élevé qu’avant la crise sanitaire, sans aucun doute.» 

– Mathieu Cloutier, propriétaire du Ninkasi Bar & Bistro


«La pandémie, ça a eu du bon pour nous. On a pu faire un reset pour créer de nouvelles habitudes avec la clientèle et améliorer la sécurité»

– Jean-Frédéric Laberge, propriétaire du Dagobert


«Le vendredi où à minuit les masques tombaient [...] c’était plein au bouchon, et dehors, c’était la même affaire. [...] Le bar ne peut pas accueillir 1000 personnes, mais si on avait eu l’espace pour 1000 personnes, on l’aurait rempli.»

– Normand Gosselin, directeur général de La Boîte de Nuit


«Les gens ont soif de sortir et de partager [...] C’est certain qu’on voit la renaissance du nightlife et qu’on s’attend vraiment à un été exceptionnel.»

– Jonathan Ollat, copropriétaire de L’Atelier et d’Ophelia

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