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7 spectacles à surveiller au Festival TransAmériques

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Pour leur première édition à la tête de la direction artistique du Festival TransAmériques, Jessie Mill et Martine Dennewald ont notamment voulu mettre en valeur des productions d’Afrique. La 16e mouture de cet événement se déroulant à Montréal du 25 mai au 9 juin 2022 accueillera des spectacles de 18 pays. En voici sept à surveiller.

Re : Incarnation 

Le spectacle d’ouverture du FTA, Re : Incarnation
Photo courtoisie, Jean Coutourier
Le spectacle d’ouverture du FTA, Re : Incarnation

Spectacle d’ouverture du FTA, Re : Incarnation est un une œuvre du chorégraphe nigérian Qudus Onikeku. « C’est une figure importante de la danse, note Jessie Mill en entrevue téléphonique. Il a influencé toute la nouvelle génération de danseurs au Nigéria, mais aussi en Afrique et en Europe. » En explorant la mythologie yoruba avec deux musiciens et dix danseurs, cette proposition transmet l’énergie, la jeunesse et la flamboyance de Lagos, la plus grande ville du continent.

► Du 25 au 28 mai au Théâtre Jean-Duceppe

Traces 

L’œuvre africaine Traces
Photo courtoisie, Véronique Vercheval
L’œuvre africaine Traces

Autre œuvre africaine, Traces est l’aboutissement de la réunion de deux grandes figures de la partie francophone du continent : l’économiste et philosophe sénégalais Felwine Sarr et l’homme de théâtre burkinabè Étienne Minoungou qui a fondé le festival Les Récréatrales à Ouagadougou. Seul sur scène avec un joueur de kora, ce dernier s’adresse à la jeunesse africaine. « Le texte est magnifique et intelligent, dit Jessie Mill. Il est porteur d’espoir. Il appelle à faire confiance à sa propre imagination. Il met de côté le discours misérabiliste de l’Afrique. On n’est pas dans la victimisation. »

► Du 3 au 5 juin à la Maison Théâtre

Holoscenes 

Le spectacle-événement, Holoscenes
Photo courtoisie, Lars Jan
Le spectacle-événement, Holoscenes

Après Times Square à New York et Trafalgar Square à Londres, le spectacle-événement Holoscenes est présenté à l’extérieur de la Place des arts. Avec son aquarium de 13 pieds de haut pouvant contenir 13 000 litres d’eau, cette prestation gratuite créée par l’Américain Lars Jan promet d’en mettre plein la vue. « C’est un très gros morceau pour nous, confie la codirectrice artistique du FTA. On travaille depuis 4 ans pour le faire venir. C’est monumental comme projet. » Dans ce vaste bocal, des comédiens-nageurs vaquent à des activités quotidiennes qui sont perturbées par la rapide montée des eaux. Cette performance aquatique révèle la beauté et la poésie qui se cachent dans l’adaptation humaine.

► Du 25 au 29 mai à l’Esplanade Tranquille

Laboratoire poison 

Cette création de l’Européenne Adeline Rosenstein nous plonge au cœur des mouvements de résistance. Ce théâtre documentaire explore trois volets spécifiques, soit le rôle des partisans communistes belges pendant l’occupation allemande, l’engagement de la résistance de gauche française durant la guerre d’Algérie, ainsi que les luttes pour la décolonisation au Congo qui ont tragiquement culminé avec l’assassinat de Patrice Lumumba, figure marquante de l’indépendance de ce pays. « C’est pour les affamés de l’Histoire, ceux intéressés aux mouvements militants, souligne Jessie Mill. On n’est pas dans l’épique ou une reprise historique. Ils ont recours à de la vidéo et des archives, ainsi qu’à une douzaine de jeunes des acteurs pour reconstituer une pensée de la résistance. »

► Du 7 au 9 juin au Théâtre Jean-Duceppe

Les jolies choses, et Le virus et la proie 

Le virus et la proie
Photo courtoisie, Christine Bourgier
Le virus et la proie

Les jolies choses de Catherine Gaudet ainsi que Le virus et la proie de Benoît Vermeulen et Pierre Lefebvre sont deux primeurs québécoises. La première est un spectacle de danse où cinq interprètes s’expriment par des mouvements mécaniques. La seconde est une prise de parole citoyenne face au pouvoir, à la machine. « C’est l’individu qui prend conscience de sa vulnérabilité et de son impuissance », explique la codirectrice artistique. Alexis Martin, Eve Pressault, Tania Kontoyanni et Etienne Lou sont les comédiens qui portent cette voix.

► Les jolies choses est présenté du 28 mai au 1er juin à l’Espace Danse de l’Édifice Wilder, tandis que Le virus et la proie est jouée du 27 au 31 mai à l’Espace Libre.

Elenit 

Le grec Euripides Euskaridis met sur scène son imaginaire avec un monde onirique dans Elenit. Dans un futur post-apocalyptique, on retrouve des jumeaux qui se multiplient, un tyrannosaure en talon haut, un DJ dans un mirador. Pas besoin d’un dessin pour comprendre qu’on est loin de la réalité. « On rentre dans un rêve, mentionne Jessie Mill. C’est une expérience unique entre la danse et le théâtre qui puise dans le vaudeville, l’absurde, le cirque, le rire noir, avec des éléments cauchemardesques. »

► Du 1er au 4 juin au Théâtre Jean-Duceppe

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