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Le CF Montréal se prépare pour le Real Salt Lake

Le CF Montréal disputera ses cinq prochains matchs au Stade Saputo

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Photo USA TODAY Sports Les joueurs du CF Montréal adorent évoluer au Stade Saputo devant leurs partisans où ils connaissent beaucoup de succès cette saison.

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Après deux rencontres à l’étranger, le CF Montréal s’installe au Stade Saputo pour les cinq prochains matchs, et ça commence dimanche après-midi avec la visite de Real Salt Lake.

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Les Montréalais sont donc dans des conditions idéales pour rapidement faire oublier la fin de leur séquence sans défaite qui s’est terminée avec huit matchs lors d’une défaite de 2 à 1 à Nashville, mercredi.

« Il faut être fier de notre nouveau record et voir le côté positif des choses », a souligné Djordje Mihailovic vendredi.

« C’est à nous de démarrer une nouvelle séquence », a pour sa part lancé Samuel Piette.

Pas de doute possible, le Bleu-blanc-noir est très à l’aise au Stade Saputo où il a remporté ses trois matchs jusqu’à maintenant.

La seule défaite à domicile a été subie au Stade olympique lors du second match de la saison contre l’Union de Philadelphie.

L’équipe va disputer trois matchs d’ici samedi prochain, dont le quart de finale du Championnat canadien contre Hamilton, mercredi. C’est donc dire que tout le monde sera appelé à contribuer.

« La clé de notre séquence sans défaite a été la diversité des joueurs impliqués et ce que chacun apportait au jeu d’ensemble », a d’ailleurs souligné Mihailovic. 

Pas d’objectif

Le CF Montréal jouera donc tous ses matchs au Stade Saputo jusqu’au 25 juin avant de prendre la route de la côte ouest.

D’ici là, il pourrait ajouter quelques victoires et de précieux points pour la suite de la saison, mais Wilfried Nancy refuse de mettre un objectif chiffré.

« Je ne me fixe jamais d’objectifs en termes de points ou de victoires, a-t-il assuré jeudi. C’est toujours un objectif en fonction du prochain, on veut le gagner.

« Par contre, si on me repose la question dans les cinq derniers matchs de la saison, j’aurai peut-être des nuances dans ce que je dis. Pour le moment, on est en milieu de saison et on veut avoir le plus de points possible avant la trêve. »

Rotation ou pas ?

Lors du match à Nashville, Nancy a fait très peu de rotations, ne remplaçant que Romell Quioto pendant que Joel Waterman retrouvait sa place en défense centrale après un match de suspension.

L’entraîneur-chef a tenu à expliquer comment il en est venu à cette décision, ce qui expliquera celles envisagées en vue du match de dimanche après-midi.

« Chaque fois que je prépare un match, c’est la première mi-temps [qui compte en premier]. Avec les données qu’on a, je ne pensais pas qu’il fallait faire de rotation sur ce match, sachant qu’on est dans une bonne dynamique. »

On ne sait pas encore si Ismaël Koné sera en mesure de jouer. Il éprouvait un problème à une jambe. Par contre, Kei Kamara, qui a subi une fracture au cinquième métatarse de la main gauche, devrait être disponible, il portera un plâtre.

Bonne décision

Pendant la pause de la mi-temps, on procédera à une cérémonie visant à retirer le numéro 12 pour le rendre aux partisans, une belle initiative qui s’inscrit dans la volonté du club de se rapprocher de ses partisans les plus fervents.

D’anciens joueurs ayant porté le numéro 12 y seront, dont Patrick Diotte, Eduardo Sebrango, Sandro Grande et Amir Lowery.

« On voit que depuis que Gabriel [Gervais] est en poste, il y a ce lien avec la communauté, qui était peut-être brisé, qui revient. L’équipe fait des gestes concrets comme ça », a observé Samuel Piette, qui apprécie l’initiative.

« Sans les fans, il n’y aura pas de sport, c’est super important qu’on leur en redonne et qu’on attire le plus de gens possible, parce que sur le terrain, on le sent quand ils sont derrière nous. »

 

De la visite rare au Stade Saputo 

Un affrontement contre Real Salt Lake, c’est comme Noël, Pâques on un anniversaire. Ça n’arrive qu’une fois dans une année.

On le sait, le calendrier de la MLS est ainsi fait que les équipes de l’Est et de l’Ouest ne se font face qu’une seule fois dans l’année. Un second face-à-face ne peut survenir qu’en finale de la Coupe MLS.

Pas évident donc de se préparer pour un adversaire qu’on ne connaît pas tellement, mais pour ça, il y a la vidéo.

« Avec la vidéo, il n’y a pas de souci, a assuré Wilfried Nancy vendredi. On voit tous les matchs, on est capables d’analyser l’équipe.

« C’est sûr qu’on ne les connaît pas beaucoup, mais avec les images qu’on va montrer, les joueurs vont avoir une bonne idée de leur style de jeu, de ce qu’ils font bien et d’où on peut les attaquer. »

Opposition différente

Salt Lake occupe le cinquième rang dans l’Association Ouest avec 19 points en vertu d’une fiche de 5-3-4. Nancy se méfie de ce que l’équipe de l’Utah peut faire même si celle-ci a encaissé quatre revers en autant de visites à Montréal depuis 2012.

« Les images montrent que c’est une équipe qui travaille bien ensemble, qui n’a pas peur de défendre en nombre, qui est capable aussi de presser à certains moments.

« Ils peuvent avoir un jeu assez direct. Ils sont capables de combiner, mais ce n’est pas une équipe de possession comme Charlotte par exemple, même s’ils sont capables de le faire. »

Cela dit, l’entraîneur-chef parle davantage d’opposition que de Salt Lake comme tel. C’est un peu comme s’il voulait dépersonnaliser l’adversaire. 

Trois ou quatre matchs

Nancy a justement abordé la question de la préparation vidéo et de la façon dont on l’utilise pour informer les joueurs et se renseigner sur un adversaire moins fréquent.

« On regarde les trois ou quatre derniers matchs. Là, ils jouent en déplacement alors on va regarder les deux ou trois derniers matchs qu’ils ont joués en déplacement plus un match à la maison. »

« Ça va nous permettre d’avoir une petite idée de comment ils jouent quand ils sont à l’extérieur ou à la maison. » 

L’adversaire en 5 points 

Dur à l’étranger

Salt Lake n’a pas perdu une seule fois en cinq rencontres à la maison (4-0-1), mais c’est plutôt compliqué à l’étranger où l’équipe de l’Utah présente un dossier d’une victoire, trois défaites et autant de verdicts nuls.  


Grosse différence

Salt Lake n’est tout simplement pas la même équipe selon qu’elle joue chez elle ou qu’elle est en déplacement. En cinq matchs locaux, SLC a marqué huit buts et en a accordé seulement quatre. En sept parties à l’étranger, ce sont quatre buts marqués et 12 accordés.


Sans Caldwell

Salt Lake se présente à Montréal sans son milieu défensif Scott Caldwell, qui est suspendu pour accumulation de cartons jaunes. Un autre milieu, Damir Kreilach, devrait lui aussi rater la rencontre en raison d’une blessure au dos.


En dents de scie

Le Real Salt Lake n’a que trois défaites, mais a tout de même un premier tiers de saison en dents de scie. Après une séquence de quatre matchs sans défaite pour amorcer la saison, SLC n’a remporté que deux matchs dans les huit suivants.


Bon en deuxième

Salt Lake n’a que quatre buts en première demie cette saison. C’est en seconde moitié de match que les dommages sont faits, avec huit réussites. Fait étrange, Salt Lake n’est pas parvenu à marquer cette saison dans le second quart d’heure de chacune des demies.

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