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Pascal a vécu l’enfer

Son entraîneur, Orlando Cuellar, a forcé le Québécois à puiser au fond de ses réserves

Jean Pascal
Photo d'archives Orlando Cuellar aidant Jean Pascal à enfiler ses gants avant une séance d’entraînement.

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PLANT CITY, Floride | Pendant que Jean Pascal célébrait avec son entourage, il y avait un homme fort souriant derrière sa grosse barbe. Orlando Cuellar savait qu’il venait de réussir un tour de force avec son nouveau poulain. 

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« Jean venait de prouver qu’il a du cœur au ventre, a indiqué Cuellar à travers les cris des partisans de Jean Pascal. Ce que vous avez vu ce soir [vendredi], c’est ce qu’il a vécu durant le camp. 

« La souffrance était la même, mais pas dans la même situation. On lui a fait vivre un enfer. Contre Meng, il était familier avec cette souffrance.  

« Il a été en mesure de surmonter les moments difficiles et d’aller puiser au fond de [ses] ressources. Cette victoire est à l’image de ce qu’il a traversé durant les dernières semaines. »

Dans les dernières années, Pascal avait réduit de façon significative son nombre de rounds avec ses partenaires d’entraînement. 

Pour cet affrontement, il en a fait un total de 90 avec 10 boxeurs différents. 

« Au fur et à mesure qu’on empilait les rounds, il devenait meilleur. Je n’avais pas le choix de lui donner cette charge de travail en raison de sa longue inactivité. »

Une bonne association

Pascal et Cuellar en étaient à un premier combat ensemble. Avec la victoire contre Meng, il y a fort à parier qu’ils poursuivront leur association. 

« Notre équipe va demeurer intacte. Quand tu gagnes, il n’y a rien à changer. Quand tu perds, c’est là que tu dois t’asseoir pour corriger ce qui n’a pas fonctionné. 

« Durant le combat, ça s’est bien déroulé. Dans le feu de l’action, c’est souvent une question de sensations. Il faut continuer d’apprendre à se connaître. Ce soir, on a uni nos efforts et tout a bien fonctionné. »

Un préparateur efficace

Si Pascal a été en mesure de finir son duel en force, c’est en raison de sa condition physique. Il peut remercier le Québécois Julien Hattem. 

« Lorsqu’on a commencé à travailler ensemble en janvier, on est partis de zéro, a raconté le préparateur physique. Il n’était pas en bonne forme et il sortait d’une dépression. 

« La bonne nouvelle, c’est que son corps réagissait bien au stress. Ce n’était pas beau lors du premier mois, mais par la suite, il a enregistré des progrès constants. »

« Il voyait Jésus partout ! Mon objectif était de le briser. Cette force mentale, qu’il a acquise durant le camp, l’a aidé à performer contre Meng. »

Hattem avait un large sourire après le combat. 

« Je suis très content pour Jean. Il a travaillé fort et il revient de loin. Il est récompensé pour ses efforts. »

C’était la première fois qu’il travaillait avec un boxeur professionnel. Il peut dire : mission accomplie. 

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