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Seule la «diplomatie» mettra fin à la guerre en Ukraine, assure Zelensky

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La guerre en Ukraine ne peut prendre fin que par des biais «diplomatiques», a assuré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que les négociations entre Moscou et Kyïv sont dans l’impasse. 

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«La fin [du conflit] sera diplomatique», a-t-il déclaré lors d’un entretien à la chaîne télévisée ukrainienne ICTV. La guerre «sera sanglante, ce sera des combats, mais elle prendra fin définitivement via la diplomatie».

«Les discussions entre l’Ukraine et la Russie auront résolument lieu. Je ne sais pas sous quel format: avec des intermédiaires, sans eux, dans un cercle élargi, au niveau présidentiel», a-t-il déclaré.

«Il y a des choses que nous ne pourrons atteindre qu’à la table des négociations. Nous voulons que tout revienne» comme avant le début de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février, ce que «la Russie ne veut pas», a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Les résultats de ces pourparlers – dont le sujet peut varier «selon le moment de la rencontre» – doivent être «justes» pour l’Ukraine, a souligné le président.

Évoquant un document portant sur les garanties de sécurité de l’Ukraine, il a affirmé qu’il sera signé par «les amis et partenaires de l’Ukraine, sans la Russie», tandis qu’en parallèle se tiendra «une discussion bilatérale avec la Russie».

Il a aussi rappelé avoir mis comme condition sine qua non de la poursuite des pourparlers le fait que les militaires ukrainiens retranchés dans le vaste complexe métallurgique d’Azovstal à Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, ne soient pas tués par l’armée russe.

Or les troupes russes «ont donné la possibilité, trouvé une façon pour que ces personnes sortent vivantes» d’Azovstal, a-t-il noté. «Le plus important pour moi est de sauver le maximum de gens et de militaires».

Le 17 mai, un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak, avait indiqué que les pourparlers entre Moscou et Kyïv étaient «en pause», estimant que Moscou ne faisait preuve d’aucune «compréhension» de la situation.

Le lendemain, le Kremlin avait accusé l’Ukraine d’«absence totale de volonté» de négocier avec la Russie pour mettre fin à l’invasion de l’Ukraine.

Plusieurs rencontres entre négociateurs des deux camps ont eu lieu, mais n’ont donné aucun résultat concret.

La dernière rencontre entre les chefs des délégations – Vladimir Medinski côté russe et David Arakhamia pour l’Ukraine – remonte au 22 avril, selon les agences de presse russes.

Après avoir échoué à prendre le contrôle de Kyïv et sa région, l’armée russe concentre désormais ses efforts dans une offensive contre l’est de l’Ukraine, où les combats sont intenses.

«Pas d’alternative» à la candidature de l’Ukraine à l’UE, selon Zelensky  

Toute alternative à la candidature de l’Ukraine à l’Union européenne serait un «compromis» avec la Russie, a déclaré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en réponse au projet de la «communauté politique européenne» proposé par son homologue français Emmanuel Macron.

«Nous n’avons pas besoin d’alternatives à la candidature de l’Ukraine à l’Union européenne (UE), nous n’avons pas besoin de tels compromis», a déclaré M. Zelensky au cours d’une conférence de presse à Kyïv avec le premier ministre portugais Antonio Costa.

«Parce que, croyez-nous, ce ne seront pas des compromis avec l’Ukraine en Europe, ce sera un autre compromis entre l’Europe et la Russie. J’en suis absolument sûr. C’est l’influence et la pression politique et diplomatique des officiels et des lobbyistes russes sur la décision d’un pays européen de soutenir ou non l’Ukraine», a-t-il poursuivi. 

Le président français Emmanuel Macron avait présenté le projet de «la communauté politique européenne» le 9 mai devant le Parlement européen à Strasbourg (est de la France), en plein débat sur le lancement du processus d’adhésion de l’Ukraine, en guerre contre la Russie depuis le 24 février.

M. Macron avait alors expliqué qu’il faudrait «des décennies» à l’Ukraine pour rejoindre l’UE, et suggéré qu’elle fasse entretemps partie d’une «communauté politique européenne», pouvant inclure également la Grande-Bretagne, sortie de l’UE en 2020, ou la Moldavie.

Ce projet, qui doit être débattu lors d’un sommet européen se tenant fin juin, a été critiqué par certains dirigeants, comme le président lituanien Gitanas Nauseda, pour qui il reflèterait un manque de volonté d’intégrer rapidement l’Ukraine dans l’UE.

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