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Journée cruciale

Mito Pereira tente de réaliser le plus grand exploit de sa jeune carrière en remportant le Championnat de la PGA

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Photo AFP Sur le 10e tertre, Mito Pereira en plein élan.

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TULSA Une véritable lutte à finir est engagée dans la course au trophée Wanamaker. Qui des recrues, des jeunes loups ou des vétérans mettra la patte sur l’imposante pièce métallique ?

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Les options de réponses à cette question sont nombreuses au Championnat de la PGA d’Amérique. Car le meneur à l’issue de 36 trous, le jeune Will Zalatoris, a perdu les pédales dès le début de la troisième ronde, samedi, sur les allées de Southern Hills. 

Dans des conditions climatiques difficiles, il ne fut pas le seul à éprouver des problèmes. Mais le jeune Mito Pereira a navigué à travers la tempête sur un parcours qui a montré les crocs. 

Le Chilien de 27 ans, 100e golfeur au monde, a saisi la tête du classement grâce à une carte de 69 (-1). À sa deuxième participation à un tournoi du Grand Chelem, Pereira mène le peloton par trois coups, alors qu’il affiche un dossier cumulatif de -9. 

À ses trousses, il compte une poignée de rivaux dans la vingtaine, dont Matt Fitzpatrick, Cameron Young et Zalatoris. Mais aussi des vétérans comme Bubba Watson, Stewart Cink et Webb Simpson. Ce dernier a d’ailleurs enregistré le score de la journée avec un 65 (-5). 

Le champion de l’édition 2017, Justin Thomas, figure également dans la course. Six golfeurs rôdent à six coups et moins du sommet.

Plus grand moment

À l’aube de la plus importante journée de sa carrière, Mito Pereira tente de garder la tête froide. Celui qui dispute sa première saison complète parmi l’élite mondiale pourrait devenir le 10e vainqueur à toucher le Wanamaker à sa première occasion. Collin Morikawa est le dernier à l’avoir réussi à Harding Park, il y a deux ans.

« C’est le plus gros tournoi auquel j’ai participé jusqu’à présent, a souligné le Chilien qui n’avait pas résisté au couperet lors du US Open de 2019. Cette ronde finale sera encore plus immense. Je dois garder les choses simples et éviter de regarder la foule autour de moi. » 

Pour se hisser au sommet du tableau samedi, Pereira a renversé habilement la vapeur après quatre bogueys en milieu de parcours. Il a répliqué avec trois oiselets à partir du 13e fanion. 

Woods trébuche

Après une très pénible ronde de 79 (+9), Tiger Woods a fait l’impasse sur son point de presse. 

Bien qu’il disait, vendredi, vouloir imiter le 63 (-7) de Bubba Watson, Woods a peiné durant toute la matinée venteuse, pluvieuse et froide. Tout a fait défaut. Son corps endolori n’a pas apprécié la balade autour de Southern Hills. 

Même qu’à l’échauffement, on a vu sa jambe droite se tordre lorsqu’il marchait près d’une fosse. Les âmes sensibles devaient s’abstenir devant les images.

Sept bogueys, dont cinq de suite, ce qui se veut une première pour le Tigre en tournoi majeur, et un triple boguey ont ponctué une carte désastreuse. Il a enregistré son pire score en carrière au Championnat de la PGA à sa 22e participation. 

« J’ai très mal frappé, j’ai très mal joué et je n’ai certainement pas connu un bon départ. Je croyais avoir frappé un bon coup du second tertre, mais il s’est retrouvé à l’eau. Je n’ai jamais pris de rythme », a résumé Woods dans une missive envoyée aux médias. 

« Et je n’ai pas été en mesure de débarquer de ce train de bogueys entre les 9e et 13e fanions, pas plus que du train dans lequel j’étais embarqué depuis le début. C’est une conséquence du mauvais score. »

Sans Woods

Selon l’analyste Dottie Pepper, la journée de travail de Woods compte au-delà de 12 à 14 heures en comptabilisant les prétraitements, l’échauffement, la ronde et les traitements après sa ronde. 

Il n’y a pas que sa jambe droite qui l’importune, surtout dans des conditions fraîches. Son dos, son genou et son cou sont aussi des sources de douleurs qui perdurent depuis des années. 

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Photo AFP

Samedi midi, il a laissé planer l’incertitude dans son message s’il prévoyait s’élancer dimanche.

« La douleur est vive. C’est un fait. Il faut travailler et déterminer d’un plan d’action selon ce qui se passe. »

Mais la nouvelle est tombée en milieu de soirée, il a annoncé qu’il se retirait du tournoi en raison de la douleur. Les prévisions météo encore plus fraîches, de 12 à 18 degrés Celsius, auraient également été considérées dans la décision.

Il s’agit d’une première dans un majeur dans sa carrière. En 1995, alors qu’il était encore amateur, il s’était retiré de l’Omnium des États-Unis en raison d’une blessure au poignet.


Avec une ronde de 75 (+5), le Canadien Adam Hadwin a chuté au 70e rang avec une fiche de +9. 

Tulsa express  

Encore en hausse

La bourse du championnat a encore grimpé. Cette semaine, elle s’élève à 15 M$. Le gagnant empochera 2,7 M$, soit près de 600 000 $ de plus que ce qu’a remporté Phil Mickelson l’an dernier. Lors de la première édition, les golfeurs avaient partagé une cagnotte de 2580 $ ! 

Autre privilège 

Le partenaire de jeu de Tiger Woods, samedi, Shaun Norris, a remarqué toute la force de l’athlète de 46 ans. Pour la deuxième fois de sa carrière, le Sud-Africain qui vient tout juste de souffler ses 40 bougies accompagnait le Tigre sur un parcours lors d’un Grand Chelem. Il avait obtenu ce privilège à Carnoustie lors de l’Omnium britannique en 2018.

En l’observant tirer de la patte à Southern Hills, Norris se disait navré de la situation. « On se désole pour lui de traverser ce type de moments. Mais on comprend sa personnalité. Il repousse sans cesse les limites malgré la douleur. Je n’aime pas voir un athlète vivre cela. Il a du courage et il est phénoménal. »

Le 68e joueur au monde a devancé Woods par 5 coups en enregistrant un 74 (+4). Pour le distraire durant les pauses, il a jasé de leurs enfants et l’a complimenté sur les prouesses de Charlie au golf.

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Photo AFP

Pour papa 

Cette couverture du Championnat à Tulsa en est une très émotive. Mon véritable complice et mon plus fidèle lecteur, mon père Pierre, suit le développement du tournoi depuis l’hôpital en lisant mes récits. Ayant toujours fièrement suivi mes péripéties et m’ayant toujours encouragé, il m’a insufflé courage et détermination pour le compléter. 

Le golf et le sport nous procurent des moments uniques et privilégiés. Ils restent à jamais gravés dans ma mémoire. Je ne le remercierai jamais assez.

Je suis impatient de rentrer à la maison pour être à tes côtés.

Je t’aime fort, papa !

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