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Y a-t-il une sortie de guerre possible en Ukraine?

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Vers quel enfer nous dirigeons-nous ? Voilà une question que nous ne nous posons pas assez souvent lorsque nous pensons au conflit en Ukraine.

Naturellement, dès les premières heures de l’invasion, nous nous sommes demandé, en Occident, ce que nous pouvions faire pour soutenir les Ukrainiens, sans entrer en guerre frontalement avec Moscou. 

Avec raison. Cette invasion était révoltante.

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Russie 

Mais à mesure que les semaines passent, la prudence des premiers jours s’atténue. 

Elle disparaît, même, et on voit se dessiner, à l’horizon, un affrontement direct entre les Occidentaux et les Russes. Ou plus exactement, peut-être, entre les Américains et les Russes, avec l’Europe comme champ de bataille. 

Qui n’est pas disposé à franchir chaque fois la prochaine étape de l’escalade dans le conflit est accusé de verser dans une coupable lâcheté. La montée aux extrêmes, sans devenir inéluctable, se présente de plus en plus comme une hypothèse crédible. 

On ignore le visage qu’elle prendrait. Mais on sait qu’elle représenterait possiblement un point de non-retour, comme si le monde entrait pour de bon dans un engrenage. 

C’est ce qui pousse Henri Guaino, intellectuel français et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, à dire que nous marchons vers la guerre comme des somnambules. 

Certains considèrent que la négociation avec un régime autoritaire, et plus encore, avec un régime autoritaire et envahisseur, est un geste moralement acceptable. 

Je les comprends. 

Mais il faut se demander si la montée aux extrêmes l’est davantage.

Il faut se demander, trois mois après l’invasion, s’il existe une porte de sortie pour éviter que le monde ne s’embrase. 

Surenchère

Cela veut dire qu’il faut imaginer un scénario où chacun des grands acteurs de ce conflit sauve la face. 

Car l’envers est connu : un régime autoritaire en déroute peut être tenté par une surenchère absolue. Faut-il rappeler qu’avec la Russie, cette surenchère pourrait être nucléaire ?

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