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À Athènes, les réfugiés ukrainiens manifestent en chemises brodées, symbole de l'identité ukrainienne

À Athènes, les réfugiés ukrainiens manifestent en chemises brodées, symbole de l'identité ukrainienne
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ATHÈNES | Des centaines de réfugiés ukrainiens ont manifesté dimanche à Athènes vêtu de chemises brodées traditionnelles, appelées «vychyvanka», devenues un symbole d’unité du pays pour les Ukrainiens. 

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Femmes, enfants, hommes ont défilé dimanche dans le centre d’Athènes, en face du parlement grec, en portant des chemises amples brodées, la «vychyvanka», vêtement traditionnel, symbole de l’unité et «arme culturelle» contre l’invasion russe.

Au milieu de drapeaux ukrainiens, et avec en fond sonore des chants ukrainiens, Oxana Kitcheniouk Revagka, présidente de l’union des Ukrainiens de Grèce explique que cette «journée de fête que nous célébrons tous les ans est cette année dédiée au combat que mène l’Ukraine pour la liberté».

À Athènes, les réfugiés ukrainiens manifestent en chemises brodées, symbole de l'identité ukrainienne
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«La vychyvanka est un costume traditionnel que nous portons lors des fêtes, des mariages, des baptêmes, mais aussi lors des journées difficiles», poursuit-elle. 

La fête de la vychyvanka, destinée à préserver les anciennes traditions folkloriques de création et de port de ces vêtements, a été instaurée en 2006 à la suite de l’initiative d’une étudiante qui avait organisé un flash mob pour faire connaître au monde entier cette tenue. 

La vychyvanka est redevenue à la mode depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, suivie d’un conflit armé avec des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

Pour Yuri Vichnievsky, 57 ans, c’est un «symbole de notre ADN en Ukraine. Chaque broderie, chaque couleur représente une région de l’Ukraine». 

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«Même si nous sourions aujourd’hui, dans notre cœur nous pensons à nos compatriotes en Ukraine. Il y a des régions actuellement où des génocides sont perpétrés comme à Marioupol ou à Boutcha, des personnes innocentes sont mortes», ajoute Andreas Doroshkebych, 31 ans, qui arbore une chemise blanche à la broderie rouge. 

Anastasia Sarbash, réfugiée de Marioupol, est arrivée il y a quelques semaines en Grèce, après s’être échappée en traversant la Russie, la Géorgie et la Turquie. 

«Ma famille est encore en Ukraine, à Marioupol. Maintenant, j’ai pu communiquer avec eux, mais tous les jours je pleure. Ils n’ont toujours pas d’eau, d’internet», souligne la jeune femme de 29 ans, embauchée dans l’hôtellerie.

Trois mois de combats entre la Russie et l’Ukraine ont mis en fuite des centaines de milliers d’habitants et fait un nombre inconnu, mais sans doute énorme, de morts dans cette cité portuaire qui comptait plus d’un demi-million d’habitants avant la bataille.

Le président Volodymyr Zelensky s’est adressé jeudi aux Ukrainiens pour les féliciter à l’occasion de la «Journée de la vychyvanka» en qualifiant cette chemise de «notre amulette sacrée dans cette guerre».

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